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La Commission électorale nationale indépendante (Céni), chargée de la supervision et du suivi des élections communales de 2009, a été mise en place le 9 octobre dernier.

Sa mise en place a été émaillée de profondes divergences entre la majorité, représentée par l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP), et l’opposition parlementaire composée du Rassemblement pour le Mali (RPM), de Solidarité africaine pour la démocratie et l’intégration (Sadi) et le Parti pour la renaissance nationale (Paena).

Sur les dix sièges de la Céni, sept sont allées à la majorité. Mais, ce qui traduit le plus le mécontentement de l’opposition, c’est le fait que le nouveau président de la Céni n’est autre que le secrétaire politique de l’Adéma qui, de plus, a occupé un poste ministériel dans la première mandature d’ATT.

En effet, l’opposition se battait pour que la présidence de la Céni aille à une personnalité de la société civile. Le RPM, figure de proue de l’opposition parlementaire, voit en cette composition de la Céni, « une dérive du processus démocratique ».

Si le « parti du Tisserand » ne doute pas encore de la sincérité de cette Commission, le fait qu’elle soit présidée par un haut responsable de l’Adéma parti de la mouvance présidentielle, suscite indignations et inquiétudes au sein du RMP.

Pour son secrétaire général, Bocary Tréta, l’intention de la majorité et du pouvoir est « d’instrumentaliser la Céni à des fins partisanes au détriment de l’impartialité » qui devait, à ses dires, caractériser la Commission surtout à sa présidence.


Denis Koné

14 Octobre 2008