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Un parti de la coalition au pouvoir au Niger, dirigé par le président de la Haute Cour de justice de la République, a mis en garde lundi contre une « scission du pays » du fait de la volonté du président Tandja d’organiser un référendum pour se maintenir au pouvoir fin 2009 après deux quinquennats. « Si on n’y prend pas garde, le pays sera divisé en deux: d’un côté les républicains et de l’autre ceux qui veulent que M. Tandja reste au pouvoir« , a prévenu sur plusieurs médias privés le président de l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ANDP), Moumouni Djermakoye. Ancien colonel à la retraite, M. Djermakoye est également député et président de la Haute Cour de justice, une juridiction d’exception chargé de juger les ministres et le chef d’Etat en cas de « haute trahison ». « Il faut vite réagir contre le danger qu’encoure le Niger », a-t-il lancé alors que son parti souligne « la menace grave contre la stabilité et la paix du pays » si M. Tandja persiste à rester au pouvoir. Pour le président du PNDS, Mahamadou Issoufou, M. Tandja se rendrait coupable « d’acte de haute trahison comme le stipule larticle 118 de la constitution », s’il organisait son référendum.(Afp)