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Bien avant la génération des Nelson Mandéla et Govan Mbéki (père de l’ancien Président sud-africain Tabo Mbéki), elle a incarné l’unité africaine et la défense des droits humains des Noirs sud-africains.

Sur le plan de la musique, elle a été l’une des premières, sinon la première grande voix de l’Afrique, dont plusieurs générations d’artistes africains et du monde se sont inspirés. Après de sérieuses menaces de mort à son endroit, venant des anciennes autorités racistes d’Afrique du Sud, elle avait fui son pays et l’Apartheid pour se réfugier aux Etats Unis, dans les années 1960.

Elle s’exila ensuite en Guinée-Conakry, sous le règne -et la protection- du défunt Président Ahmed Sékou Touré, avec son mari noir américain, Carmichael qui, tout comme elle, défendait farouchement les droits civiques de ses compatriotes de même race. Après de longues années passées en Guinée Conakry, elle retourna dans son pays à la fin de la discrimination raciale en Afrique du Sud.

Sa chanson la plus célèbre, et qui aura inspiré les artistes et la culture du monde entier, c’est “Pata-Pata”, un air qui a été repris sous toutes les coutures par des milliers d’artistes de tous horizons. Et à propos de “Pata-Pata”, elle répètera toujours : “Moi, je suis fatiguée de chanter. Mais les gens aiment toujours et demandent que je chante cette chanson”.

Celle qui aura parcouru la planète entière en ventilant son message de paix et d’égalité, à travers ses tubes, n’a jamais pu se reposer, en dépit de son âge très avancé. Et pour cause : son carnet était toujours rempli de contrats qu’elle n’a jamais pu s’empêcher d’honorer.

Aussi, c’est après un concert en Italie qu’elle s’est éteinte suite à une crise cardiaque, à l’âge de 76 ans, ce dimanche 9 Novembre 2008. Elle, c’est la diva internationale Miriam Makeba, celle que le monde entier a surnommée “Mama Africa“. Dors en paix, Mama Africa !


Oumar DIAWARA

11 Novembre 2008