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Dans leur désir frénétique de reconquérir le pouvoir en 2012, les dirigeants de l’Adéma sont prêts, même s’il le faut, à marcher sur le cadavre des autres formations politiques. Si certaines d’entre elles ont accepté de se faire hara-kiri parce qu’elles n’en peuvent plus de se faire humilier sur le champ de bataille électoral d’autres, au contraire, leur opposent une résistance héroïque.

C’est le cas de Me Hassan Barry qui ne veut pas faire passer l’UDD par profit et perte. C’est aussi le cas au Miria où les héritiers de feu, le professeur Mamadou Lamine Traoré ne veulent pas entendre parler de fusion. Au contraire ils travaillent actuellement à réparer les torts causés par l’Adéma après la mort du prof.

En effet, les dirigeants de la ruche avaient mené une campagne d’intoxication visant à discréditer le Miria auprès des militants en affirmant qu’après Mala, le parti de l’étoile rouge n’a plus d’avenir. Aussi, le directoire du parti est en train de sillonner le pays pour rémobiliser les militants et leur expliquer les dessous de cette campagne mensongère.

Concernant la fusion avec un autre parti politique Amidiata Ouattara, le secrétaire général du Miria déclare : «personne n’est encore venu nous voir et nous sommes en train de nous préparer pour les futures joutes électorales». Allusion évidente à l’Adéma dont les dirigeants savent fort bien que le Miria est un morceau difficile à avaler.

Cela est dû aux spécificités de la création de ce parti sorti des entrailles de l’Adéma en 1994. C’est avec le poignard dans le dos que le prof a quitté ses anciens camarades en vue de faire la politique sur des bases éthiques et morales.


Mamadou L. Doumbia

30 Mai 2008