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La mission multidimensionnelle des Nations-Unies pour la stabilisation du Mali est officiellement entrée en activité le 1er juillet dernier. Une cérémonie organisée au centre international de conférence de Bamako a marqué le passage de témoin entre la Misma (Mission internationale de soutien au Mali) et la Minusma. Appréciés et/ou décriés sous d’autres cieux, quel comportement adopteront les casques bleus au Mali ? L’échec ou la réussite de la mission dépend de la réponse à cette question.

Mise en place par la résolution 21 00 du 25 avril 201 du Conseil de sécurité, la Minusma aura pour mission d’appuyer le processus politique et de stabilisation au Mali. L’instauration de la sécurité partout au Mali et plus précisément au nord, sera sans doute la tâche principale des soldats des Nations-Unies. Aussi, la protection des populations, l’observation du respect des droits de l’homme, l’acheminement de l’aide humanitaire, le retour des réfugiés, ainsi que la sécurisation des élections sont également des tâches confiées aux 12 000 casques bleus, dont la majorité sera déployée dans les régions nord du pays.

Le 1er juillet, ce sont donc les 6 000 soldats de la Misma, qui ont été intégrés à la Minusma. Cette mission onusienne sera renforcée par des soldats venant d’autres pays. Il semble que l’Onu sollicite actuellement des pays contributeurs d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. Le déploiement de la Minusma dans notre pays se fera par étape, indique-t-on. Et la mission onusienne ne sera véritablement opérationnelle que vers la fin de cette année.

Les difficultés ?

Elles sont nombreuses, à cause de l’immensité du territoirenational. Déployer des forces pour sécuriser le nord du Mali, n’est pas une mince affaire, indique des sources sécuritaires. Aussi, il faut d’importants moyens matériels (armement et communication) et humains pour sécuriser cette vaste zone.

Par ailleurs, quel va être le comportement de ces casques bleus dans des villes maliennes, où la société a des règles strictes de conduite? Or les casques bleus de l’Onu, on le sait, ne donnent pas toujours le bon exemple en la matière. Certains de ces soldats se livrent souvent à des actes répréhensibles et contraires à la morale. Et au Mali, et surtout au nord, la réussite et/ou l’échec de la Minusma dépend beaucoup de la conduite des soldats engagés par l’Onu.

CH Sylla

L’Aube du 04 Juillet 2013.