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Lancement des activités de lutte contre le sida

L’amphithéâtre de la Faculté des Sciences Économiques et de Gestion (FSEG) a abrité le lancement des activités de lutte contre le VIH/Sida par le comité sectoriel du ministère des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique.

C’était le samedi 23 août 2008 en présence des cadres du département des enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique, des représentants du ministère de l’Education de Base de l’Alphabétisation et des Langues Nationales, des syndicats, de la Fédération des parents d’élèves, des académies d’enseignement des rives droite et gauche, des partenaires sociaux de l’éducation, de l’association des Elèves et Étudiants du Mali et de plusieurs invités s’intéressant à la lutte contre le VIH/Sida.


Le doyen de la FSEG

Mise en place par décision n°08-0000766 du 27 février 2008, ce comité sectoriel s’est attelé à l’élaboration du plan opérationnel 2008. A la cérémonie de lancement, le doyen de la FSEG, M. Sanogo, a remercié les uns et les autres pour leur présence à cette cérémonie et pour le choix porté sur sa faculté pour abriter la cérémonie.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il a remercié les plus hautes autorités pour avoir mis à la disposition de la Faculté ce joyaux (l’amphithéâtre). Selon lui, la grandeur d’une nation se mesure par l’éducation. Ainsi, il a invité les étudiants au travail, à la discipline et au respect.

Selon le doyen de la FSEG, en plus de relever ces trois défis, il y a la santé. Selon lui, les jeunes ont besoin d’être conseillés pour éviter les maladies car, lutter contre la maladie ouvre la voie du développement. Pour M. Sanogo, cette cérémonie de lancement des activités du comité sectoriel de lutte contre le VIH/Sida du ministère des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique est une invitations aux uns et aux autres à une discipline sur soi-même afin de prévenir le VIH/Sida.

Le président du comité sectoriel de lutte

Dans son intervention, le président du comité sectoriel de lutte contre le VIH/Sida, Dr. Laya Dolo, a souligné qu’aujourd’hui qu’on ne dispose pas de vaccin contre le VIH/Sida, c’est pourquoi, il semble nécessaire d’axer les efforts sur l’éducation à la santé.

Avant de préciser que dans un futur très proche, leur comité sectoriel se propose de poursuivre les activités du plan opérationnel 2008 qui sont entre autres : la formation des formateurs aux outils pédagogiques ou guides de sensibilisation sur le VIH/Sida au niveau de l’espace scolaire et universitaire, la dotation des établissements d’enseignement secondaire, public et privé de Bamako ainsi que des facultés et instituts en outils pédagogiques de sensibilisation et de prévention sur le VIH/Sida.


Malick sène

Dans son intervention, le secrétaire exécutif du Haut Conseil National de Lutte contre le Sida M. Malick Sène a rappelé que les deux ministères de l’éducation sont les secteurs clés dans le domaine de la lutte contre le VIH/Sida. Il a par ailleurs rappelé que sur les 35 millions de personnes infectées par le VIH, plus de 70% sont en Afrique, avant de préciser qu’au Mali, le taux de prévalence est de 1,3%.

Selon lui, ce taux ne doit pas nous décourager, on doit prendre des dispositions pour que ce taux n’augmente pas. A en croire M. Sène, le sida est un problème socio-économique donc de développement. Il a par ailleurs rappelé les zones et les groupes à risque. Avant de souligner que le taux de prévalence relativement faible du Mali, le taux de prévalence de ces zones et ces groupes a augmenté d’où la nécessité d’implication de tous. Donc, selon lui, lutter contre le VIH/Sida est une mission nationale.


M. Barthelemy Togo

Dans son discours de lancement, le secrétaire général du ministère des enseignements secondaire, supérieur et de la recherche scientifique M. Bartelemy Togo, a rappelé que la lutte contre le VIH/Sida est un problème de développement. C’est pourquoi le gouvernement du Mali a inscrit dans son programme prioritaire la lutte contre le VIH/Sida. C’est dans ce cadre que le comité sectoriel a été mis en place au niveau des différents départements ministériels.

Selon lui, le secteur de l’éducation et plus précisément les sous-secteurs des enseignements secondaire et supérieur sont avant tout ceux de la jeunesse, qui renferment des élèves et des étudiants mais également des enseignements dont les âges se situent majoritairement entre 15 et 45 ans, âges de prédilection du VIH.

Ainsi, il a exhorté les membres de la cellule de coordination, les Équipes Pédagogiques des DAE et les équipes VIH des établissements à entreprendre sans délai les actions de sensibilisation et de formation pour entre autres transmettre les connaissances et les compétences de base pour prévenir chez les jeunes le risque de transmission du VIH/Sida ;

revaloriser nos coutumes et mœurs pour que les jeunes s’adaptent au nouveau contexte du VIH/Sida ; sensibiliser les élèves et étudiants, le personnel enseignant et administratif sur les pratiques sociales néfastes de leur environnement ; rendre accessibles les services de test et de conseil ; rendre disponibles les ARV jusqu’au niveau des établissements.


Dado CAMARA

25 Aout 2008