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Nous voulons reprendre le travail, le paiement de 20 mois d’arriérés de salaires, de la prime de rendement de 2000 à 2005. Tel est notre combat et cela, conformément à la convention minière”, a indiqué le secrétaire général du comité syndical de l’entreprise SOMADEX de la mine d’or de Morila lors d’une réunion tenue le dimanche 24 février 2OO7 à Daoudabougou.

A cette occasion, le secrétaire général et ses camarades ont dénoncé le manque d’assistance des autorités du pays et ont demandé au président du parti SADI de ne plus intervenir en leur nom, parce que selon eux, c’est le représentant local du SADI à Morila qui a joué le rôle de guide indiquant la maison des travailleurs syndicaux qui ont été arrêtés par les gendarmes.

RAPPEL DES FAITS

A en croire le secrétaire général du comité syndical de l’entreprise SOMADEX, c’est suite au comportement inadmissible du chef du personnel, de l’absence d’ambulance, d’un médecin pour les soins des travailleurs que le comité syndical a fait différentes revendications pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.

A en croire le secrétaire général, c’est suite à ces revendications que le chef du personnel a fait une pétition contre lui pour dissoudre le comité syndical au nom des travailleurs. Et les travailleurs ont demandé au directeur du projet d’arrêter la distribution de ladite pétition sinon la conséquence serait l’arrêt du travail.

Malgré cette demande, selon le secrétaire général, la distribution de cette pétition a continué. C’est ainsi qu’un préavis de grève de 72 heures a été déposé le 21 juin 2005 conformément aux normes syndicales. Cette grève a débuté à partir du 5 juillet 2005.

Selon lui, après ces trois jours d’arrêt de travail, 17 travailleurs ont été licenciés. Et les travailleurs ont demandé la reprise de leurs camarades licenciés, au cas contraire la grève sera continuelle. Et la direction a refusé c’est ainsi que 530 travailleurs ont arrêté le travail. A en croire le secrétaire général, le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau a envoyé un conseiller, Djibril Togola et le Directeur national de la Géologie et des Mines.

Selon lui, malgré tout, les licenciements ont été maintenus. Il a, par ailleurs, souligné que la Direction est allée stationner les deux bus de transport dans la cour de la Gendarmerie afin de les sécuriser. Et, a leur grande surprise, ces deux bus ont été incendiés, ils ont arrêté des travailleurs, les gendarmes ont saccagé leurs maisons, emporté leurs meubles et argents. Et ces travailleurs ont fait 14 mois de prison à Bougouni.

Ensuite, puisque l’entreprise a besoin des travailleurs, selon le secrétaire général, ils ont obligé des travailleurs accompagnés de gendarmes à signer un abandon de poste non justifié, une lettre prouvant qu’ils doivent à l’entreprise pour lui avoir porté préjudices, puis ils ont recruté de nouveaux agents. Pour le secrétaire général, ceux qui ont refusé ont été bouclés, certains l’ont accepté mais l’entreprise a refusé de les reprendre.

Si l’on en croit le secrétaire général et ses camarades, face à cette situation, ils ont saisi des autorités du pays à travers des lettres et ont demandé des audiences. Malgré tout, ils n’ont pas été assistés par les autorités compétentes qui font comme si de rien n’était.

Dado CAMARA

27 février 2007.