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Mardi, au siège de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), un point de presse a eu lieu sur la signature de l’accord qui prévoit l’octroi d’environ 238 milliards de Fcfa à notre pays par les États-Unis pour le financement sur cinq ans de trois projets de développement durable.

Les principaux conférenciers étaient le coordinateur du projet d’appui au Millenium challenge account Mali (MCA), Moussa Ouattara, et le représentant du Millenium challenge corporation dans notre pays, John Anderson.

Un exposé sur les projets, comme l’aménagement des terres irrigables à Alatona dans l’Office du Niger d’une part, et la modernisation de l’aéroport international de Bamako-Sénou, la construction d’un nouvel aérogare et la création d’activités industrielles dans la zone aéroportuaire, d’autre part que notre pays a proposés au MCC pour pouvoir bénéficier de cet important financement, a été fait par Moussa Ouattara.
La préparation du document, a nécessité selon Mr Ouattara, la participation de nombre de cadres et experts de l’administration, de membres de la société civile et du secteur privé.

Ainsi, grâce aux fonds du MCC, on pourra développer à Alatona un système d’irrigation qui contribuera à stimuler la production agricole sur 16.000 ha de terres, représentant une augmentation de presque 20% des superficies cultivables dans la zone de l’Office du Niger, avec un coût de réalisation du projet estimé à 122,3 milliards de Fcfa.

Le projet d’amélioration de l’aéroport coûtera 46,7 milliards de Fcfa. La création d’une zone industrielle près de l’aéroport de Bamako quant à elle, est estimée à 48,4 milliards de Fcfa. Cette infrastructure haut de gamme aidera au traitement des produits agricoles du pays destinés à l’exportation et sera bâtie sur un espace de 100 hectares au début.

Selon Moussa Ouattara, la gestion des fonds du MCC, va nécessiter la mise en place de deux organes, qui sont le conseil de surveillance et le conseil consultatif.

Le conseil de surveillance comprendra 11 membres issus de l’administration, de la société civile et du secteur privé. Ces experts, sont sélectionnés et payés par l’État qui a prévu un budget d’environ 3,2 milliards de Fcfa à cet effet.

Le conseil de surveillance a pour rôle de contrôler non seulement les agents chargés de la passation des marchés, mais aussi les agents financiers.

Quant au conseil consultatif, lui, va réunir des consultants nationaux et internationaux dont les avis seront importants dans la réalisation des projets.

L’ensemble sera supervisé par le représentant du MCC dans notre pays, John Anderson.

Le représentant du MCC dans notre pays a confirmé que le Mali avait rempli les critères de bonne gouvernance et d’ouverture du marché pour mériter les fonds du MCC et c’est suite à 18 mois d’un travail titanesque abattu par les experts maliens et américains, que le Mali a été choisi pour bénéficier des fonds du MCC.

La mise en œuvre des projets est selon Mr Anderson, conditionnée au strict respect des normes environnementales. Les études de faisabilité menées par les experts américains avant la signature de l’accord ont, montré que les différents sites retenus pour l’exécution des projets répondent parfaitement aux critères du MCC, relatifs au respect des normes environnementales, a expliqué Mr Anderson.

Pour John Anderson, le plus important pour notre pays, c’est de faire en sorte que les projets soient correctement exécutés dans le délai et d’atteindre de bons résultats dans la lutte contre la pauvreté.

Après la fin des études de faisabilité, les travaux débuteront sur les différents sites dans 5 ou 6 mois, a annoncé Moussa Ouattara.

23 novembre 2006.