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Bamako abrite depuis hier la consultation de la société civile régionale africaine sur le Pacte mondial pour les migrations sûres, ordonnées et régulières (PMMSOR). Cette rencontre est organisée par le Réseau panafricain pour la défense des droits des migrants en collaboration avec Irpad.

La cérémonie d’ouverture a eu lieu à Azalaï Grand Hôtel sous la présidence du ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, Abdoulaye Diop.
 
Le Pacte mondial sur les migrations sûres, ordonnées et régulières s’est dégagé du Sommet de haut niveau sur les réfugiés et les migrants, le 19 septembre 2016, à New York. La Déclaration de New York a été adoptée à l’issue de ce sommet où 193 Etats membres de l’ONU se sont engagés à négocier deux pactes mondiaux, un Pacte mondial sur les 2 réfugiés et un Pacte mondial sur la migration sûre, ordonnée et régulière.

Selon le directeur de l’Irpad, Mamadou Goïta, une quarantaine d’organisations à travers toute l’Afrique participent à cette consultation de la société civile. Les deux jours de consultations permettront à la société civile africaine d’élaborer un document solide pour le Pacte mondial qui doit se tenir en 2018.

Plusieurs thèmes seront abordés comme : l’analyse des causes profondes et principaux facteurs de la mobilité en Afrique (pauvreté, conflits, changements climatiques, opportunités pour les jeunes etc.), droits de l’Homme, inclusion sociale, cohésion et intégration ; le travail et les droits civiques de tous les migrants, la transférabilité des droits ; Xénophobie et racisme ; la fin de la criminalisation et la détention des migrants.

Selon le ministre Diop, les préoccupations africaines sont les mêmes. « C’est de faire en sorte qu’il puisse y avoir protection pour nos migrants, que nos migrants soient traités avec dignité. La migration ne doit pas être vue comme un problème, mais c’est surtout une opportunité. Comment nous pouvons faciliter la migration à l’intérieur du continent sans beaucoup de difficultés ? Nous savons tous que 80 % des migrations se passent entre pays africains. Il n’y a que 18 % qui se passent avec le reste du monde…

Toute solution à la migration ne serait pas viable, si elle ne prend pas en compte la nécessité d’éduquer nos jeunes et de trouver une opportunité économique pour nos jeunes », a-t-il-ajouté.

Pour le directeur de l’Irpad, la résolution sur les modalités demande aux commissions économiques régionales et à leurs organes sous-régionaux, en collaboration avec les entités compétentes des Nations unies et avec l’OIM en particulier, d’engager des discussions sur le Pacte mondial sur les migrations entre les États membres et d’autres parties prenantes pertinentes afin de fournir des contributions aux processus préparatoires et d’inventaire du Pacte mondial.

Zié Mamadou Koné
Stagiaire

Du 29 Août 2017