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Les acteurs du secteur de la micro-finance du continent sont en conclave depuis hier sur la vie du secteur au centre International des conférences de Bamako. L’ouverture des travaux était présidée par le président de la République, chef de l’Etat, Son Excellence Amadou Toumani Touré. C’était en présence du Premier ministre chef du gouvernement, des membres du gouvernement, du président de la commission de l’UEMOA, notre compatriole Soumaïla Cissé, du gouverneur de la BECEAO, des partenaires techniques et financiers du secteur du micro-credit, des Présidents-Directeurs Généraux des banques et établissements financiers et de plusieurs représentants des réseaux des caisses associatives de micro-crédit.

Cette rencontre de Bamako sur le micro-crédit se justifie d’autant plus que partout, sur le continent, on se rend compte aujourd’hui que la micro finance aide beaucoup au maitien de la paix sociale et offre une opportunité aux populations. Le thème retenu pour cette rencontre de Bamako est “la micro-finance et la création d’emplois : enjeux et defis”.

Dans son discours d’ouverture, le président de la République a expliqué toute l’importance que revêt le secteur pour l’économie des pays du continent.

En effet, selon le chef de l’Etat, la micro finance ne doit plus être pensée comme un simple moyen de lutte contre la pauvreté, mais aussi et surtout comme un véritable outil de développement.

Si le secteur privé est le moteur de la croissance à partir de notre potientiel agro-pastoral, dans la vision du président Amadou Toumani Touré la micro-finance est un puissant levier pour l’expansion des exploitations agricoles, familiales et l’émergence de petites et moyennes exploitations modernes.

Comme tel, pour le chef de l’Etat, cet outil financier est indispensable à notre quête de souveraineté alimentaire, de création d’une masse critique d’emplois notamment en milieu rural, de promotion économique des femmes, des jeunes, d’une croissance forte et durable.

Au Mali, comme dans nos différents pays, la problématique du financement des activités des opérateurs économiques, des entrepreneurs individuels ou collectifs et des petites et moyennes entreprises constitue une question majeure soumise à toutes les rencontres des chefs d’Etat par le secteur privé.

Pour le chef de l’Etat du Mali, cette requête des acteurs du secteur est tout à fait justifiée. Le chef de l’Etat a encore dit que l’engagement des femmes dans les petites et moyennes activités mérite un appui, de même que la promotion de l’auto-emploi sur la base de l’octroi d’un crédit mérite aussi notre attention.

Laya DIARRA

19 octobre 2006.