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Les américains condamnent l’arrestation arbitraire et la démission forcée du Premier ministre Cheick Modibo Diarra par des membres de la junte militaire. Selon Michael Pelletier, le sous-secrétaire d’état adjoint chargé du Sahel et du Mali, l’ingérence des militaires dans la vie politique malienne a rendu plus complexe la situation que le Mali traverse. D’où la nécessité, selon lui, d’aller rapidement à des élections pour mettre en place un gouvernement légitime. Il l’a fait savoir ce jeudi 13 décembre à l’ambassade des Etats unis au Mali, lors d’une conférence de presse téléphonique.

Il faut mettre fin à l’ingérence de l’ex-junte dans les affaires politiques du Mali. Selon le bureau des affaires africaines des Etats-Unis, les évènements qui ont conduit à la démission de Cheick Modibo Diarra mettent en danger le dialogue national attendu et retardent inutilement le retour à l’ordre constitutionnel et le rétablissement de l’intégrité territoriale du Mali. « Les évènements de cette semaine prouvent qu’il faut un retour à la démocratie. Ces évènements bloquent le retour au système démocratique .Nous nous réjouissons de la nomination du nouveau premier ministre. Il est expérimenté et il partage les mêmes priorités que nous. Il est important d’organiser rapidement des élections pour un retour de la démocratie au Mali. C’est aux maliens de discuter entre eux enfin d’y arriver.

L’essentiel c’est d’avoir des élections pour donner une légitimité au gouvernement », a affirmé Michael Pelletier. Tout est prioritaire dans la gestion de la crise malienne, a précisé le sous-secrétaire d’état adjoint chargé du Sahel et du Mali. « C’est urgent de lutter contre le terrorisme au nord et d’apporter une réponse à la crise humanitaire. Il urge aussi d’organiser rapidement des élections pour trouver une solution à la crise. C’est difficile et complexe mais avec l’aide de tous les maliens et des amis du Mali cela est possible », a indiqué Michael Pelletier.

Le sous-secrétaire d’état adjoint chargé du Sahel et du Mali s’est réjoui des négociations tripartites (Mali, Mnla, Ansardine) entamées à Ouaga. «Pour ce qui est des terroristes qui sont au Nord, tous les amis du Mali sont à la recherche d’une solution pour les chasser de là-bas. Tout le monde est convaincu du bien-fondé d’une intervention au Nord du Mali. Mais il faut que cette opération de libération soit bien planifiée », a laissé attendre le conférencier. Selon lui, Il faut des élections au Mali avant avril 2013 car plus on prolonge le retour à la démocratie plus le retour à une situation normale serait difficile.

Madiassa Kaba Diakité

Le Républicain du 14 Décembre 2012