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Les enquêteurs chargés de déterminer les circonstances de la mort de Michael Jackson qualifient désormais la star de «toxicomane». Le mot est lâché.

«Une pilule mauve le matin, une bleue l’après-midi, une orange en soirée et une jaune avant d’aller au lit… », ainsi commence le film de Darren Aronofsky, et le quotidien de junky de Michael Jackson.

jpg_Michael-2.jpgL’annonce des résultats de l’autopsie pratiquée sur Michael Jackson et reportée depuis plusieurs semaine, ne se fera pas la semaine prochaine non plus, a annoncé jeudi le service de médecine légale du comté de Los Angeles. Un report sine die doublé d’une explication laconique «des examens complémentaires doivent être pratiqués»…

Et pour cause: la dépouille du King est le réceptacle d’une incommensurable quantité de drogues en tous genres.

Bambi avait soi-disant une âme d’enfant. Le seule échappatoire de ce «monde d’adultes pourri» semblait se trouver, pour lui, dans la surconsommation de médicaments. Les paradis artificiels ont fait planer à tout jamais le Peter Pan de Neverland.

Les «preuves de toxicomanie» sont l’unique piste qui intéresse désormais les enquêteurs dans leurs investigations sur la mort du King.

Jeudi, la police de Los Angeles et la Drug Enforcement Administration (DEA), l’agence fédérale de lutte contre les stupéfiants, recherchaient des «prescriptions à toxicomane», «prescriptions excessives» et «manquement à la déontologie», selon les mandats de perquisition.
La semaine dernière, le 22 juillet, des agents de la DEA ont perquisitionné la clinique du Dr Conrad Murray et le box de stockage du médecin à Houston, au Texas.

L’hypothèse est la suivante: le Dr Murray aurait injecté du Propofol en intraveineuse à Michael Jackson pour l’aider à dormir. Sous l’effet de ce produit, qui n’est pas un somnifère ordinaire mais un puissant anesthésiant, le coeur de l’artiste se serait arrêté de battre.

Mardi, le domicile et le cabinet à Las Vegas (Nevada) du Dr Murray ont également été fouillés. Le même jour, le «private Doc’» de l’idole planétaire avouait aux forces de l’ordre lui avoir administré du Propofol, le jour de sa mort, peu après minuit. Or, le Code de déontologie médicale condamne «tout professionnel, qui prescrirait des produits pouvant entraîner une toxicomanie ou des drogues sans visée thérapeutique».

Les autorités pensent que Michael Jackson abusait de ce sédatif depuis environ deux ans. Il se faisait administrer l’anesthésiant, lorsqu’il souhaitait se reposer et demandait que l’on arrête l’intraveineuse à l’heure à laquelle il souhaitait se réveiller.

Dans la chambre de l’icône Pop, les enquêteurs ont trouvé trois bouteilles d’oxygène et une perfusion intraveineuse. Dans une cabane de gardien étaient entreposées 15 autres bouteilles d’oxygène. Les placards de Michael Jackson ressemblaient à la pharmacie centrale d’un véritable hôpital. Les hommes du Shérif ont ainsi saisi une fiole de Versed (un produit hypnotique utilisé en anesthésie-réanimation), plusieurs sacs d’un liquide blanc laiteux, (du Propofol) situé dans une petite boîte cartonnée, près de la baignoire, une fiole de Promethazine (un antihistaminique, avec des effets sédatifs et anesthésiques locaux), un flacon d’Alprazolam (le médicament générique du plus célèbre Xanax, qui est un anxiolytique appartenant à la classe des benzodiazépines préconisé dans le traitement de l’anxiété), une bouteille de Percocet (un analgésique généralement employé «pour soulager la douleur sévère»), une fiole de Demerol (un très puissant analgésique). Un cocktail explosif complété par une seringue, de nombreuses pilules déconditionnées, un antibiotique et une bouteille de Prednisone (un anti-inflammatoire stéroïdien généralement prescrit en cas de rhumatismes).

Et, bien sûr, quelques feuilles de prescriptions qui pourraient donner quelques soucis aux gourous peu regardants qui ont alimenté le malheureux Moonwalker en chimie de toutes les illusions…

Mais si les «professionnels de la médecine» ont des airs de magiciens-doses et une part certaine de responsabilité dans le décès du King, il n’en reste pas moins que l’interprète de Thriller était malade et dépendant. Il faisait tout, et n’importe quoi pour satisfaire son addiction.

Plusieurs médecins de Los Angeles ont déclaré à TMZ que la vedette des charts était dans un état pathologique. MJ était connu pour utiliser des subterfuges afin d’obtenir ses substances illicites.

Par exemple, des prétendus problèmes dentaires étaient le prétexte à de nouvelles prescriptions. Son accoutumance était telle, que Michael Jackson déployait différentes identités (allant même jusqu’à utiliser l’alias de Jack London). Camé, il menaçait, via ses hommes de main, les apothicaires qui ne voulait pas lui délivrer ses narcotiques…

Un héros sûrement, mais sous influence.

Gala.fr du vendredi 31 Juillet 2009.

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La mère de Michael Jackson obtient la garde des enfants

jpg_MUM-MICHAEL-2.jpgKatherine Jackson, la mère du chanteur décédé, a conclu un accord avec l’ex-femme de son fils pour obtenir la garde des enfants de MJ. Les deux parties s’évitent ainsi un long marathon judiciaire.
Conformément aux dernières volontés de Michael Jackson, sa mère, Katherine Jackson, a obtenu la garde de ses trois enfants après un accord annoncé jeudi avec la mère biologique des deux aînés, Debbie Rowe, qui évite aux deux parties une bataille sur la place publique.

Selon les termes de l’accord révélé dans un communiqué commun par les représentants des deux parties, les enfants du « roi de la pop » vivront chez leur grand-mère, Katherine, 79 ans.

jpg_WIFY.jpgDeborah Rowe, qui a renoncé à demander la garde, a obtenu un droit de visite dont les « modalités » seront déterminées avec l’aide d’un psychologue pour enfants.

Mme Rowe est la mère de Prince Michael, 12 ans, et de Paris, 11 ans. Le cadet, Prince Michael II, 7 ans, est né d’une mère porteuse dont l’identité n’a jamais été révélée.

L’attribution de la garde des enfants à Mme Jackson figurait parmi les dernières volontés couchées par le « roi de la pop » sur son testament. En cas de manquement de sa mère, l’artiste a désigné une de ses grandes amies, la chanteuse Diana Ross.

Mme Rowe, qui avait annoncé après la mort de Michael Jackson qu’elle entendait obtenir la garde des enfants, n’obtiendra pas d’argent en sus de l’accord parental déjà en place, précise le communiqué. Selon des médias, cet accord s’élèverait à 8,5 millions de dollars.

Debbie Rowe et Katherine Jackson se retrouveront devant un tribunal de Los Angeles lundi 3 août lors d’une audience au cours de laquelle un juge devra ratifier l’accord.

La « durée, la fréquence et les modalités » des visites accordées à Mme Rowe seront déterminées avec l’aide d’un psychologue pour enfants.

Le 29 juin, cette même cour supérieure avait confié à Katherine Jackson la garde provisoire des trois enfants de Michael Jackson, décédé soudainement le 25 juin dernier d’une crise cardiaque à Los Angeles.

« Mme Jackson et la famille (Jackson) sont heureux que ce problème soit résolu et qu’il ait été traité de manière courtoise et digne par les parties et leurs représentants », ont indiqué les avocats du clan Jackson, Londell McMillan et Diane Goodman.

De fait, l’accord conclu évite un procès sur-médiatisé qui aurait pu tourner au pugilat, alors que Mme Rowe semblait déterminée à se battre pour la garde des enfants et que certains la soupçonnaient de ne chercher au final que de l’argent.

« Je veux mes enfants », avait-elle déclaré début juillet au cours d’une conversation téléphonique avec la chaîne américaine NBC. « Je prends mes responsabilités, je le dois ».

Mme Rowe, qui fut l’infirmière du dermatologue de la pop star, avait précisé qu’elle était prête à se soumettre à tous les tests nécessaires, ADN inclus, pour prouver qu’elle est la mère de Prince Michael et de Paris, ainsi qu’à des tests psychologiques.

Selon son avocat, Éric George, l’accord conclu coupe court à toute polémique. Il s’agit selon lui de la « conclusion digne d’une discussion digne ».

« L’unique préoccupation des deux parties était de veiller au bien-être des enfants », a-t-il assuré. A ce titre, « je suis particulièrement fier de l’intégrité et du désintéressement dont a fait preuve Deborah (Rowe) ».

Mme Rowe est la deuxième femme de Michael Jackson, qu’elle avait épousé en 1996, alors qu’elle avait 37 ans, avant de divorcer trois ans plus tard.

La garde des enfants du chanteur n’était que l’une des nombreuses questions en suspens depuis sa disparition. L’enquête sur les circonstances de son décès se resserre autour de son médecin personnel, Conrad Murray, et les résultats de l’autopsie du chanteur sont attendus pour la semaine prochaine.

LEXPRESS.fr avec AFP publié le 31 Juillet 2009.