Partager

ci.jpgLes populations de Fondi, village du département de Bouaflé en Côte d’ivoire, sont encore sous le choc de ce qui s’y est produit. André, un planteur de 30 ans, a donné la mort à sa concubine.

Au vu des circonstances, le drame est survenu de façon accidentelle. Selon les voisins, l’ambiance a toujours été de gaieté au sein du couple. En tout cas, on surprend bien souvent l’homme et sa femme, jouant comme des gamins. Des plaisanteries de tout genre, au nom d’un amour indéfectible, caractérisent la vie de ce couple. Hélas, c’est justement l’un de ces jeux taquins, qui va entraîner le drame.

André s’apprêterait à se rendre au champ. Installé confortablement sur un tabouret, il se met à limer sa machette. L’homme était très concentré. Mais pour sa femme, l’heure était toujours aux taquineries. Elle passe alors dans le dos de son homme et lui plaque les deux paumes contre les côtes pour le chatouiller. Le planteur qui ne s’attendait pas le moins du monde à cette plaisanterie, est surpris par ce geste câlin. Brusquement il sursaute, la machette toujours àla main. Dans son geste, la lame de la machette va se loger avec violence, dans le cou de sa femme. Sectionnant sur le champ plusieurs veines.

La jeune femme s’écroule sur le sol. Son sang gicle et elle est prise de convulsions. Avant même que des secours de fortune ne se mobilisent pour la conduire dans un centre santé, la pauvre femme rend l’âme.

André est sous le choc. Il ne peut admettre que ce soit lui qui ait mis fin à la vie de son épouse bien-aimé, la mère de ses jeunes enfants. Pour lui, il n’y a plus de raison de continuer à vivre. Il décide de la rejoindre dans la mort et tente de se faire hara-kiri avec la machette.

De bonnes volontés intervenues à temps évitent cet autre drame.

Ce fut la consternation dans le village. Les agents de la brigade de gendarmerie saisis, se sont rendus sur les lieux pour le constat d’usage. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie de la localité.

(Ivoire/presse)

28 Mai 2007