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Un militant de l’opposition au président Robert Mugabe a été tué et plusieurs autres brutalisés par des sympathisants du chef de l’État lors d’un meeting, un incident condamné jeudi par les États-Unis. « Ça envoie le signal d’un danger car ce n’est pas un incident isolé mais devient presque une mode », a déploré un porte-parole du MDC, Nelson Chamisa. Cette nouvelle démonstration de violence des supporters de la ZANU-PF, la pire depuis le début de l’année, a eu lieu samedi, au lendemain de la visite inédite de la haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme, Navi Pillay. Celle-ci avait appelé à une levée « complète » des sanctions contre le Zimbabwe, après cinq jours de visite de terrain et de rencontres tous azimuts. « Tous les suspects seront arrêtés sans crainte et sans faveur. Les partis politiques devraient s’abstenir d’inciter leurs supporters à commettre des actes de violence (…) », selon le quotidien gouvernemental The Herald. Chaque scrutin au Zimbabwe depuis 2000 a été marqué par des violences, principalement contre des partisans de M. Tsvangirai. AFP.