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Le Ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique le Pr Amadou Touré a rencontré le Bureau National du Syndicat National des Enseignants du Supérieur (SNESUP) le mercredi 19 mars 2009 à 16 heures. Etaient présents à cette rencontre : Dr Abdoul Mallé, Secrétaire Général du Syndicat; Yaya Koné, secrétaire aux revendications, Brahima B. Traoré de la FAST ; Souleymane Goundiam, Conseiller Technique, Pr Mamadou Sinè Camara, Conseiller Technique ; Fassélé Keïta Conseiller Technique ; Mamadou Tounkara, Chargé de Mission.

Après son mot de bienvenue, le ministre s’est réjoui de la reprise du dialogue entre les deux parties. Il a suggéré la mise en place d’un programme de rencontres périodiques formelle ou informelle.

Le rappel des dossiers en souffrance

Dr Abdoul Mallé, Secrétaire général du SNESUP a évoqué un certain nombre de dossiers en souffrance. Il s’agit de : l’abandon des heures supplémentaires (augmentation du taux des heures supplémentaires), le protocole d’accord du 27 février 2008 ; l’alignement des salaires des professeurs maliens à leurs homologues de la sous-région, le règlement intérieur de l’Université ; la mise en place de la nouvelle hiérarchie.


1er Point : Protocole d’accord du 27 février 2009

S’agissant de ce point, le Dr Mallé a affirmé qu’il est relatif à l’insécurité dans l’espace universitaire. Il a émis le voeu que soient traduits en conseil de discipline les étudiants auteurs des troubles conformément au Règlement Intérieur. Ce point de vue est partagé par le ministre. Il a ajouté qu’à ce niveau, le syndicat a un rôle important à jouer. Il doit sensibiliser les étudiants en animant des conférences-débats sur ce fléau.

Le Pr Touré a précisé que c’est partant de ce protocole d’accord que le règlement intérieur de l’Université a été relu. Il est clair et précis, a-t-il ajouté. Ce règlement a fait l’objet de débats. Les syndicalistes contestent certaines dispositions de cet arrêté leur paraissant restrictives.

Conformément au souhait du syndicat, une voie d’accès sera faite sur la colline. C’est sur demande du syndicat que le ministre a initié la construction sur le campus universitaire d’une infirmerie.

C’est partant que j’ai demandé aux collègues qui occupent les villas de les libérer pour cette cause. Le ministre se dit surpris de l’attitude des responsables du syndicat qui s’oppose encore à la réalisation de ce projet dont ils sont pourtant initiateurs.

En plus de l’infirmerie, seront aménagés le logement du médecin et des villas tockten pour les professeurs qui viendront de l’extérieur pour donner des cours à nos étudiants. Cette décision de déloger les enseignants n’est ni contre x ou y. Seulement, le ministre a souligné qu’il a un devoir de responsabilité vis-à-vis de ces milliers d’étudiants qui sont sur la colline sans aucune structure de santé.

Il nous faut une infirmerie avec un médecin logé près pour donner les premiers soins. Cela c’est dans l’intérêt des étudiants et des professeurs. Car on ne sait jamais quand est-ce qu’un professeur peut piquer une crise comme un étudiant. Donc il nous faut prévenir. Il faut noter qu’ils ne sont que 10 enseignants qui occupent ces bâtiments. Certains y habitent depuis plus de 10 ans. Cela est-il normal ?


2ème Point : Lettre d’attente du 05 mai 2008 : cette lettre est relative à la 1ère session de la CENALA.

Le Syndicat a dénoncé le rejet des dossiers de certains candidats. Il pense que les critères n’ont pas été respectés par la commission mise en place et estime qu’elle a outre passé ses limites. Le ministre n’est pas du même avis que ses interlocuteurs. Il pense que la CENALA est autonome, une structure composée des enseignants et désignés par des enseignants. Il a ajouté que le ministre ne peut pas imposer des dossiers à la commission. Si elle rejette des dossiers, les auteurs ont le droit de faire des recours.

3ème Point : l’augmentation du taux des heures supplémentaires

Elle a été demandée par le syndicat suite à la décision prise par le Recteur de l’Université de Bamako de limiter les heures supplémentaires à 10 heures par semaine et par enseignant d’une part. D’autre part, elle fait suite à l’introduction du système LMD dans l’enseignement supérieur.

Du point de vue des syndicalistes, cette décision devait faire l’objet d’un travail préalable. Mais malheureusement cela n’a pas été le cas, regrettent-ils. Ce qui a conduit le syndicat à boycotter les heures supplémentaires. Le ministre, dans son intervention, a expliqué que la décision du Recteur visait à décharger les professeurs afin qu’ils puissent faire de la recherche.

Par contre, il a affirmé qu’il y a eu un déficit de communication concernant cet acte. Raison pour laquelle, il a demandé à Mme le Recteur de revenir sur sa décision afin de donner du temps au temps. Pour lui, ce dossier est déjà clos.

La rencontre s’est déroulée dans une convivialité totale emprunte de respect mutuel. Les deux parties ont convenu de se rencontrer périodiquement et de mettre en place des commissions de travail.


Moussa SOW

23 Mars 2009