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 » Nous devons faire de la société civile africaine en général et algérienne en particulier, les acteurs d’un partenariat dynamique et conscients du processus de transformation globale de notre continent… mener des activités ensemble pour une prise de conscience, de part et d’autre de la nouvelle dimension de la société civile pour la transformation et le développement socio-économique de l’Afrique.’’

Ce message était transmis par le président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), Mohamed Mahrez Lamari, au cours d’une conférence de presse tenue vendredi dernier, à la Maison de la presse.

Il était entouré du vice-président du CNASPS, Ali Sahli, de Houari Tayeb, député et membre du comité, des députés du groupe parlementaire de l’opposition PARENA-SADI, Amidou Diabaté et Oumar Mariko ainsi que de Mme Mariam Djibrilla Maïga, présidente du mouvement national des femmes pour la sauvegarde de la paix et de l’unité nationale.

Le message du CNASPS, unanimement partagé par les parlementaires, la société civile et les partis politiques maliens,a soutenu Mohamed Mahrez Lamari, retient que nous devons rester fidèles à notre histoire et nous exprimer sur les idéaux de liberté. Il a souligné que les différents acteurs doivent consacrer le droit de choisir, l’autodétermination des peuples et la liberté de disposer d’eux-même.

C’est, a-t-il souligné, un principe inaltérable, juste et généreux. Il a ajouté: ‘’ ce n’est pas moi seul qui le dit, ni les Maliens seuls, mais la communauté internationale, l’organisation des Nations-unies, la Cour internationale de justice et la charte des droits de l’homme. »

Il a pourtant regretté que les Nations unies n’arrivent pas à appliquer le contenu des résolutions et des chartes concernant l’autodétermination du peuple sahraoui. Il a laissé entendre que nous devions consolider la confiance et bannir la haine entre les peuples.

Le CNASPS veut être considéré comme une force de proposition, un partenaire incontournable dans l’édification d’une Afrique totalement libérée.

Me Amidou Diabaté a rappelé qu’au cours d’un colloque, en Algérie, il avait été désigné rapporteur du groupe des parlementaires africains qui avaient décidé de créer un intergroupe parlementaire concernant le Sahara Occidental.

Il a fait observer qu’ils apporteront leur appui pour décider ce qu’il convient de faire pour accompagner les négociations. Il a signalé l’importance de faire appliquer les droits de l’homme dans les camps de réfugiés.

C’est à ce titre qu’il a attiré l’attention sur la nécessité de se conformer au droit international et aux résolutions des Nations-unies. Il faut surtout craindre, a-t-il dit, que les conflits ne resurgissent.

Le docteur Oumar Mariko, président du groupe parlementaire PARENA-SADI a insisté sur le besoin d’échanger sur un certain nombre de problèmes pour dégager des visions communes.

Les parlementaires, a-t-il précisé, ont eu des échanges fructueux avec la délégation et par principe, ils sont allés au delà des questions du Sahara occidental. Ils ont abordé, a soutenu Oumar Mariko, des sujets relatifs à l’immigration, à la sécurité dans le Sahara, notamment au Nord de notre pays, au conflit de la République du Congo démocratique.


« La question de l’autodétermination du Sahara, a-t-il dit, touche notre conviction ‘’
. Mme Djibrilla Maïga a déploré l’atteinte aux droits de l’homme dans les camps des réfugiés. Elle a regretté la souffrance des femmes et des jeunes, dans ces camps. Les conférenciers ont trouvé nécessaire d’aller vers les retrouvailles des différents acteurs pour aborder les problèmes de manière plus approfondie.


Baba Dembélé

19 Janvier 2009