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A l’occasion de la rentrée des classes, le ministre de l’Education, de l’alphabétisation et des langues nationales, Pr. Salikou Sanogo, a invité les élèves, le corps enseignant et les partenaires de l’école, à relever les nombreux défis auxquels fait face, aujourd’hui, notre système éducatif.

Cette année, le ministre de l’Education, de l’alphabétisation et des langues nationales, Pr. Salikou Sanogo, dans un message radio- télévisé, a placé la rentrée scolairedans le contexte du Cinquantenaire que notre pays vient de fêter avec faste. C’est ainsi que, pour le ministre en charge de l’Education, il revient à la génération qui aura à construire le Mali de demain de relever les défis auxquels  » nous sommes confrontés dans ce monde globalisé, en perpétuel changement, et où la compétition est redoutable « . Pour lui,  » l’école malienne doit faire face à l’exigence de la formation de cadres valables, excellents et compétitifs, capables de servir non seulement le Mali, mais aussi notre sous-région et l’Afrique. Il nous faut, par conséquent, continuer dans le tournant décisif, tournant de l’excellence et du succès que nous avons entamé « .

S’adressant aux parents d’élève, le ministre leur a demandé  » d’effectuer un travail de suivi de leurs enfants, afin de s’assurer que l’enfant, une fois à la maison, poursuit le travail commencé à l’école, qu’il apprend régulièrement ses leçons, qu’il fait ses exercices et devoirs « . Le ministre a souhaité aussi que les parents soient plus attentifs au travail effectué à l’école en jetant, de temps en temps, un regard sur les cahiers de l’enfant pour s’assurer de la régularité du travail accompli à l’école. Il a, outre, demandé que les parents soient également présents aux réunions d’élèves.


Former des citoyens patriotes, bâtisseurs du Mali de demain

S’adressant à ses collègues enseignants, Pr. Salikou Sanogo leur a rappelé le fait que c’est la société toute entière qui a pris la responsabilité de leur confier leurs enfants pour en faire des citoyens patriotes, bâtisseurs du Mali. Il s’agit là d’une mission combien noble, mais aussi combien exaltante et exigeante. Pour le ministre en charge de l’Education, les enseignants sont capables de relever ce défi. Comme ils l’ont d’ailleurs démontré tout le temps.

Aux directeurs d’école, il a rappelé qu’ils ont un travail de suivi et d’appui auprès de leurs adjoints. C’est ainsi, qu’aux dires du ministre, ils ont le devoir, dans leur rôle pédagogique, de superviser les préparations, de suivre l’exécution des leçons, l’évaluation des apprentissages au niveau des élèves et de prodiguer des conseils au besoin. Dans leur rôle de communicateurs, pour le ministre, ils doivent informer tous les partenaires sociaux sur tout ce qui se passe au niveau de l’école et les associer aux décisions qu’ils prennent. Dans leur rôle administratif, Pr. Salikou Sanogo demande aux directeurs d’école d’informer constamment les autorités politiques et administratives sur la vie de l’école.

A tout le personnel d’encadrement, chefs d’établissements, censeurs, directeurs généraux, directeurs des études et conseillers pédagogiques, le ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues nationales a réitéré sa volonté que cette année soit caractérisée par une intensification des activités de suivi et de supervision. Aussi, il a instruit qu’à tous les niveaux ceux-ci veillent à l’exécution correcte des tâches par le personnel relevant de leur autorité et qu’ils s’assurent de l’état d’avancement des programmes, de la qualité des prestations et de la régularité des évaluations.

S’adressant aux élèves eux-mêmes, le ministre a tenu d’abord à leur rappeler cette maxime qui enseigne que  » Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent  » ou encore que «  le travail est un trésor « . De ce fait, soutient- il, ce n’est que par le travail, la persévérance, l’effort que les élèves réussiront. C’est pourquoi, il leur demande de ne point se laisser détourner de ce principe sacro-saint.

Aux partenaires techniques, financiers et sociaux de l’école, Pr. Salikou Sanogo leur a réitéré ses vives félicitations pour le travail accompli et a dit espérer  » sur leur appui et le soutien sans faille qu’ils ont toujours apporté au secteur de l’éducation afin qu’ils puissent, ensemble, parvenir à l’atteinte de l’objectif central qui est : une école performante et compétitive répondant aux besoins de notre société« .

Il faut proscrire le port des tenues indécentes

Aux collectivités territoriales, il demande de continuer à s’assumer avec plus de persévérance et plus de rigueur dans les compétences et responsabilités qui leur ont été transférées dans le cadre de la politique de décentralisation car, a-t-il précisé, c’est à ce prix que notre école parviendra au succès.

Selon le ministre, au titre de l’année scolaire, l’accent sera mis sur un certain nombre d’aspects de la vie de l’école qui participent à l’épanouissement de notre jeunesse. A ce niveau, il faut rappeler que l’instauration de la tenue est déjà une réalité dans certaines écoles et établissements d’enseignement secondaire. C’est pourquoi, Pr. Salikou Sanogo a tenu à saluer les efforts accomplis dans ce domaine par les Comités de gestion scolaires et les associations de parents d’élèves permettant ainsi de proscrire le port de tenues indécentes dans le milieu scolaire.

Il a aussi souligné que l’enseignement de l’éducation physique et sportive dans nos structures d’éducation doit être effectif. Il faut rappeler, à ce niveau, que jusqu’à une date récente, l’éducation physique et sportive, qui occupait une place importante dans les activités scolaires, ne bénéficiait plus, maintenant, du même crédit.

C’est pourquoi, le ministre a, dans sa déclaration, rappelé avec insistance que l’éducation physique et sportive et le sport scolaire sont des missions éducatives de l’école, parce que contribuant au développement harmonieux du corps et de l’esprit. C’est pour cette raison que l’éducation physique et sportive est instituée comme épreuve dans les évaluations de fin de cycle.

L’éducation à la citoyenneté s’impose de plus en plus

Parlant du Cinquantenaire de l’indépendance de notre pays, le ministre de l’Education, de l’alphabétisation et des langues nationales a rappelé que l’école malienne a pleinement participé aux manifestations qui ont marqué cette célébration.

Cette année du Cinquantenaire a été marquée par le renforcement de l’éducation à la citoyenneté qui s’impose de plus en plus dans notre société, notamment dans le milieu scolaire confronté souvent à des comportements qui témoignent d’une méconnaissance des droits et des devoirs du citoyen face à la chose publique, face à l’intérêt public, face à la famille et à la communauté. De ce fait, pour le ministre, une prise de conscience s’impose donc à tous les acteurs et partenaires de l’école pour que l’éducation à la citoyenneté puisse améliorer les relations humaines, et donner à notre jeunesse la connaissance de ses droits et devoirs.

En conclusion, le ministre de l’Education, de l’alphabétisation et des langues nationales a dit que son département nourrit de grandes ambitions pour l’année 2010-2011 dans le cadre de la mise en œuvre du Projet pour le développement économique et social (PDES) de Son Excellence, M. Amadou Toumani Touré, président de la République, chef de l’Etat, et des recommandations du Forum national sur l’éducation.


Mamadou FOFANA

L’école a repris, hier, dans un climat apaisé

C’est à Nioro que le Premier ministre Modibo Sidibé a procédé au lancement officiel de la rentrée scolaire 2010-2011. Sur toute l’étendue du territoire national, c’était dans l’allégresse que les enfants ont tous repris le chemin de l’école, hier lundi, 4 octobre 2010. Et cela, dans un climat apaisé. En effet, le pays tout entier prie afin que cette année scolaire se déroule normalement, sans anicroche, sans débrayage ni grève.

Que la joie des retrouvailles, qui se lit sur le visage de ces enfants (sur la photo) d’une classe de sixième année fondamentale d’un établissement situé à l’ACI 2000, puisse demeurer pour toujours.


Mamadou FOFANA

L’année 2010-2011 en chiffres

– 71 216 enfants dans 745 structures d’encadrement de la petite enfance ;

– 7 112 enfants à besoins éducatifs spéciaux dans 10 structures d’éducation spéciale ;

– 2 179 124 élèves dont 1 001 842 filles au 1er cycle de l’enseignement fondamental ;

– 557 079 élèves dont 231 846 filles au second cycle de l’enseignement fondamental ;

– 239 981 élèves dans l’enseignement secondaire général, technique et professionnel ;

L’offre de formation sera augmentée par :

– 1 860 salles de classes ;

– 5 nouveaux lycées d’enseignement à Niamakoro, Niono, Kangaba, Youwarou, M’Pessoba ;

– 1 nouveau lycée technique à Ségou ;

– 2 nouveaux Instituts de formation de maîtres seront ouverts à Ségou et Nioro;

– 4 542 422 manuels scolaires seront disponibles. Le personnel enseignant sera étoffé : 4 354 nouveaux enseignants seront recrutés par voie de concours dans la Fonction publique des collectivités.


L’Indépendant du

05 Octobre 2010