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La conférence de presse animée mardi après-midi par les avocats Mamadou Konaté et Mamadou G. Diarra, mandataires du collectif des avocats constitué pour la défense des journalistes et de l’enseignant accusés « d’offense et de complicité d’offense à chef de l’Etat », avait pour but d’éclairer la lanterne des médias maliens et internationaux sur les raisons du boycot du procès.

Selon Me Konaté, le collectif des avocats (une quinzaine) a décidé le boycot du procès en raison de violations flagrantes de la procédure. Pour Me Konaté, le collectif avait comme l’impression que les jeux étaient faits d’avance et que de ce fait, ils n’avaient pas l’intention d’aller faire de la figuration au procès.

Sur demande du procureur accusateur, le collectif des avocats, a poursuivi Me Konaté, avait formulé jeudi 21 juin, une demande de mise en liberté provisoire de leurs clients. Mais à leur grande surprise, cette demande fut rejetée pour un jugement au fond le mardi 26 juin. A en croire Me Konaté, l’absence du collectif des avocats n’a pas eu comme effet, ce « verdict insatisfaisant ».

Selon Me Konaté, le collectif continuera à se battre en appel afin d’obtenir un verdict satisfaisant avant d’inviter l’ensemble hommes et femmes des médias à tirer les enseignements idoines de ce procès. Sur ce point, l’avocat suggère à la presse malienne la création d’un comité de veille et de défense de la liberté de la presse.

En tout état de cause, il est bon que l’ensemble de la presse mette de côté ses conflits d’intérêt et de personne. En effet, n’ayons aucun complexe à le dire : toute la presse malienne n’a pas soufflé dans la même trompette dans les événements qu’elle vient de connaître.

Denis Koné

28 juin 2007.