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C’est pourquoi, vu l’ampleur inquiétante que prend ce phénomène dans nos rues, la direction nationale du développement social a commandité une étude sur la mendicité dans le district de Bamako et les régions de Ségou et Mopti.
L’étude a également porté sur l’indigence dans notre pays.

C’est ainsi, que la semaine dernière, à la direction nationale du développement social, un atelier de validation de l’étude sur la mendicité a eu lieu sous la présidence de Mme Touré Oumou Camara, conseiller technique au ministère du développement social.

Alhassane Bocoum représentant de la protection civile, Luc Togo de l’économie solidaire, et nombreux spécialistes de la question étaient présents.

Depuis des temps immémoriaux, des individus tirent leur subsistance de ressources fournies par la charité publique.
Généralement, ces hommes et ces femmes sont ou handicapés, ou sans soutien de famille, ou exclus du système socioéconomique, a indiqué Mme Touré.

L’adoption en 1993, de la politique de solidarité par le gouvernement, illustre la détermination des autorités à résorber le phénomène.

Pour Mme Touré, nous assistons actuellement, à un développement sans précédent du phénomène de la mendicité de façon générale au Mali et particulièrement dans les centres urbains.

De nos jours, certaines personnes en font une profession, d’où la nécessité et l’urgence de prendre des dispositions afin de contenir le fléau et l’empêcher de se professionnaliser.

Durant les travaux, les experts ont expliqué aux participants, comment durant les trois dernières décennies la mendicité a pris des proportions démesurées dans notre pays, ainsi que tous les aspects de l’indigence au Mali.

03 janvier 2006.