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Mohamed Sidiki, Président de l’association des consommateurs de l’électricité à Ménaka, est très remonté contre l’entreprise “Tilgaz” qui a bénéficié auprès de l’AMADER du contrat d’électrification de la ville de Ménaka. Située à environ 320 kilomètres de Gao, la ville de Ménaka, il y a environ 6 mois, avait applaudi l’arrivée de l’électricité.

Selon le Président de l’association des consommateurs de l’électricité de la localité, la population a vite déchanté.

Au moment où elle espérait avoir le courant pendant la journée pour le développement de certaines activités, la société “Tilgaz” a décidé de ne lui fournir l’électricité qu’à partir de 18 heures. Et déjà à minuit, toute la ville se retrouve dans le noir comme par le passé.

En plus de cette situation dommageable pour la population, Mohamed Sidiki, Président des consommateurs de l’électricité de la ville de Ménaka dénonce le prix du Kilowattheure pratiqué par l’entreprise “Tilgaz”.

Selon lui, contrairement au prix de 125 francs CFA pratiqué un peu partout au Mali, “Tilgaz” impose le prix prohibitif de 190 francs CFA pour le Kilowattheure consommé. “Nous avions tout fait auprès de la mairie censée être le maître d’ouvrage pour avoir une copie du cahier des charges.

Mais, nous avions chaque fois été déçus”, a-t-il révélé. Avant d’indiquer que le cahier des charges pourra donner des précisions sur la durée de la mise à la disposition de la population de l’électricité au quotidien. Il a aussi estimé que le cahier des charges pourra donner des renseignements sur la tarification à pratiquer dans la distribution de l’électricité dans la ville de Ménaka.

Aujourd’hui, l’entreprise refuse carrément de mettre le cahier des charges à notre disposition. Et nous sommes tentés de nous demander ce qu’elle veut cacher à la population de Ménaka”, a-t-il déclaré. Ce qui se passe à Ménaka n’est pas un cas isolé au Mali.

Dans sa volonté de tout mettre en oeuvre pour élever le nombre des populations maliennes qui ont accès à l’électricité, l’AMADER a signé des contrats avec des prestataires. Si dans certains cas, les prestataires ont été à la hauteur de la mission, il faut dire que dans d’autres ils ont été en deçà des attentes de la population. Aujourd’hui Ménaka se plaint de la trop courte durée de la distribution de l’électricité dans la localité et du prix prohibitif.

Il faut le dire, dans certaines localités du pays, à part les poteaux électriques et les fils, depuis des mois, la population attend en vain l’électricité dans leur foyer et sur leur lieu de travail. Pour tout cela, l’AMADER conviendra avec nous qu’il faut prendre des dispositions draconiennes pour amener les entreprises ayant bénéficié des contrats à tout mettre en oeuvre pour honorer les termes des cahiers des charges.

Et pourquoi pas, faire en sorte que le contenu de ces cahiers des charges soient connu de tous les citoyens qui le souhaitent. La mission de l’AMADER est noble, mais il faut être très prudent avec les éventuels aventuriers qui peuvent y voir un filon pour vite se faire des sous sur le dos des contribuables.

Assane Koné

24 Juillet 2008