Partager


Conscient qu’une jeunesse sans mémoire est une jeunesse sans repère, à l’avenir incertain, et ayant fait le terrible constat de l’absence de documents pertinents sur la “Semaine nationale de la jeunesse”, le Directeur des études à l’Institut National de la Jeunesse et des Sports du Mali,

M. Sada Samaké, vient de publier le premier tome d’un ouvrage intitulé “Mémoire de la jeunesse malienne” dont le lancement officiel, inauguré par le ministre de la Jeunesse et des Sports, a eu lieu ce week-end au Pavillon des Sports du Stade Modibo Keïta.

La semaine nationale de la jeunesse” est certaineemnt un plan important de la mémoire de la jeunesse du Mali. Elle fait partie du patrimoine historique et culturel de la jeunesse. En effet, c’est elle qui a permis de jeter les bases d’une politique culturelle au Mali.

Biographie de l’auteur

Né en 1947 à Kati, Sada Samaké reste un “éternel jeune”, car il a tout consacré à la jeunesse.

Après des études d’art dramatique à l’Institut National des Arts (INA) de Bamako et une formation d’Inspecteur de la jeunesse et des sports à l’Institut National d’éducation populaire à Marly-le-Roi en France, Sada Samaké a toujours servi la jeunesse dans les directions régionales de la jeunesse à Gao, puis à Bamako, avant d’être Secrétaire Général du bureau national du l’Union Nationale des Jeunes du Mali.

Membre fondateur et dirigeant de l’Association des pionniers du Mali, Sada est actuellemnet Directeur des Etudes à l’Institut national de la jeunesse et des sports du Mali.

Pourquoi cet ouvrage?

Selon l’auteur, la recherche sur “la mémoire de la jeunesse malienne”, entreprise depuis plusieurs années, a pour but (outre le rappel de l’évènement) d’expliquer le contexte et le motif des semaines de la jeunesse, ainsi que le rôle des structures d’intervention dont la Commission Nationale de la Jeunesse (CNJ) et le Haut Commissariat.

Elle se prolonge également au niveau des structures décentralisées : régions, cercles, arrondissements, quartiers et fractions nomades, en mettant en exergue l’implication du politique et de l’administratif.

Suite aux évènements intervenus le 19 Novembre 1968, le patrimoine écrit et audiovisuel du commissariat et de la CNJ fut détruit et jeté dans le fleuve. De leur côté, les parents des responsables politiques et administratifs arrêtés ont détruit les bibliothèques familiales par peur de la chasse aux sorcières qui avait été organisée.

La recherche documentaire s’est donc faite auprès des gens se situant en dehors de toute préoccupation politique ou administrative, qui, dans le souci de témoigner un jour des évènements, de l’histoire d’une époque, avaient collectionné des documents sur la semaine de la jeunesse“, a fait savoir l’auteur.


Moussa TOURE

26 Mai 2008