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Le Libyen Abdelbaset al-Megrahi , seul condamné pour l’attentat de Lockerbie en 1988 et libéré en 2009 pour raison médicale, va être enterré lundi à Tripoli après sa mort des suites d’un cancer, mais son dossier ne sera pas refermé. Sa libération avait soulevé une vague d’indignation, en particulier parmi les familles des victimes, d’autant plus qu’il ne semblait plus mourant à son arrivée triomphale à Tripoli, et qu’il a survécu jusqu’ici. Les médecins ne lui avaient donné à l’époque « que trois mois à vivre.” « En Libye, il est de notre intérêt de ne pas clore ce dossier et de faire la lumière sur cette affaire. Nous voulons mettre à nu les crimes du (dirigeant défunt Mouammar) Kadhafi qui a porté préjudice à son peuple », nous a déclaré Mohamed Harizi, porte-parole du Conseil national de transition (CNT) au pouvoir en Libye. Le Premier ministre écossais Alex Salmond a estimé dimanche que sa mort constituait « la fin d’un chapitre » de cette affaire mais ne refermait « pas le dossier ». Les États-Unis ont jugé de leur côté que sa mort mettait fin à un épisode « malheureux » après sa libération en 2009, affirmant que Washington comptait à présent continuer à œuvrer pour obtenir justice pour toutes les victimes de l’attentat. Des proches des victimes se sont réjouis de la mort d’Abdelbaset al-Megrahi. AFP.