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Hier mercredi 16 avril, le stade municipal de Kidal a refusé du monde, lors du meeting co-organisé par les autorités militaires et civiles de la capitale de l’Adrar des Ifoghas.

Au cours de cette rencontre, il y a eu plusieurs intervenants : le chef du secteur de l’opération  » Jigi – Tugu  » (restaurer l’espoir) le lieutenant -colonel Coulibaly, le lieutenant colonel Malick Chérif, le commandant Najim de la Garde nationale, le gouverneur de la région de Kidal, Alhamdou Ag Iliyène, le président du Comité de suivi des accords d’Alger, l’inspecteur général de la Police, Mahamadou Diagouraga, le maire de la commune urbaine de Kidal, Atiyou Ag Intallah et bien d’autres.

Tous, selon des sources concordantes, ont appelé les populations au calme et à la sérénité. Les orateurs, au nom du commandement militaire de l’opération  » Jigi-Tugu « , conduit par le colonel Elhadj Gamou, ont tenu, tout d’abord, à rassurer les populations.

 » Nous sommes là pour les populations. Nous sommes là pour assurer leur sécurité et protéger leurs biens. Nous sommes-là pour la défense du territoire national et l’unité du pays. Depuis l’assassinat du commandant Barka Ag Belkheir et de son compagnon, Mohamed Ag Mossa, des informations erronées circulent dans la ville. Ce sont les ennemis de la paix qui colportent des mensonges et vous incitent à quitter votre ville. Ne les écoutez pas. L’armée est là pour vous. Il n’y aura point de représailles contre les Tamashek ou une autre communauté. Nous sommes les mêmes. Nous sommes tous des fils de ce pays-là.

Contrairement à certaines accusations, l’armée n’a pas tué le commandant Belkheir et son compagnon Mohamed Ag Mossa. Nous sommes disposés et engagés à aider la commission d’enquête pour faire toute la lumière sur ce crime odieux. Nous demandons également aux populations de Kidal de nous aider. Et au cas où elles tombaient sur des indices portant sur cet assassinat d’en saisir la gendarmerie et l’anonymat leur sera garanti
« . Voilà, grosso modo, le message que l’armée a livré aux populations de la ville de Kidal.

Celles-ci, nous a-t-on dit, sont rentrées chez elles très réconfortées et rassurées. Car, elles étaient nombreuses à se préparer pour quitter la capitale de l’Adrar des Ifoghas.

A croire que ce meeting a permis de dissuader les uns et les autres de se réfugier dans les alentours de Kidal, voire à la frontière algérienne.


A suivre.

17 avril 2008.