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Le Bureau exécutif national de la Coordination des syndicats de l’enseignement secondaire (COSES) a tenu hier, au Centre Islamique d’Hamdallaye, une réunion d’information à l’endroit de ses membres venus nombreux pour assister à la rencontre. Au cours de cette rencontre, la COSES a décidé de maintenir son mot d’ordre de rétention des notes, de non-évaluation et menace de boycotter le Forum sur l’éducation et cela jusqu’à la satisfaction de toutes ses doléances.

Telles sont les principales conclusions à retenir du meeting d’information sur le point des négociations avec le gouvernement.

Au moment où celui-ci utilise la manière forte en procédant aux évaluations en se passant des services de la COSES, celle-ci persiste et signe à maintenir son mot d’ordre «Notre position reste la même si il n’y a pas de compromis, il n’y aura pas de changement dans notre position. Nous maintenons la non-évaluation, la rétention des notes. Nous supposons que nous sommes des Maliens et n’y a pas encore eu de décret ou de loi pour dire que nous ne le sommes pas» a martelé le Secrétaire général, Tiémoko Dao.

C’est au cours d’une rencontre tenue hier au Centre islamique de Hamdallaye qui a refusé du monde avec des participants venus des Académies du District de Bamako et du cercle de Kati.

Le dialogue est rompu, depuis un certain temps, entre le gouvernement et les syndicalistes. Les autorités refusent le dialogue, a soutenu le Secrétaire général.

Auparavant, le Secrétaire général de la Coordination, Tiémoko Daou, avait fait passé en revue sept points de revendications déposés sur la table du gouvernement: l’octroi d’une indemnité de logements aux travailleurs de l’enseignement secondaire, la levée des obstacles juridiques (promotion, formation, détachement etc.),

la relecture de l’article 60 de la loi n° 99-046 du 28 décembre 1999 portant loi d’orientation sur l’éducation et du décret n°03-324 du 06 août 2003 portant statut particulier du personnel enseignant de l’enseignement fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale, la rémunération de l’évaluation de la formation modulaire,

le paiement avec rappel de l’incidence financière de l’augmentation de la valeur indiciaire des professeurs contractuels à compter du 1er janvier 2007 et l’application correcte des décrets n° 00-598, n° 00-599 du 04 décembre 2000 portant cadre organique des Académies et des centres d’animation pédagogiques.

Selon l’orateur, sur ces sept points, il n’y a eu que deux points qui ont été traités favorablement.

Il s’agit de la relecture de l’article 60 de la loi n°99-046 du 28 décembre 1999 portant loi d’orientation sur l’éducation et le paiement avec rappel de l’incidence financière de l’augmentation de la valeur indiciaire des professeurs contractuels qui est entré en vigueur depuis le 1er janvier 2007.

Par ailleurs, a poursuivi Tiémoko Dao, le Premier ministre s’est engagé à honorer les engagements auxquels le gouvernement a souscrit. Mais la COSES a relevé que dans sa lecture des accords du 17 juillet, le Premier ministre ne reconnaît pas l’indemnité de logement comme un point ayant fait l’objet d’un accord. «Nous nous ne comprenons pas qu’un gouvernement puisse avoir un protocole d’accord avec une organisation syndicale et qu’un autre vienne remettre en cause ce protocole» a martelé le Secrétaire général.

«On a donné des primes aux agents de l’Etat à la veille des élections, qui n’avait pas demandé, mais aux enseignants on dit qu’il n’ y a rien, ces enseignants ne sont-il pas des Maliens ?» a déclaré Tiémoko Dao.

A propos des évaluations organisées par les autorités sans la COSES, le Secrétaire général n’y accorde aucune valeur pédagogique et accuse même le gouvernement de créer un précédent car selon lui, «aucun texte n’autorise» les responsables de l’éducation à les organiser sans les enseignants.

«Nous resterons toujours ouverts au dialogue car la méthode musclée ne paye pas et nous ne savons pas sur quoi elle débouchera» a-t-il conclu.

Ramata TEMBELY

13 Juin 2008