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Dans le cadre de la relance de ses activités, le bureau national de la Jeunesse du Mouvement Citoyen (JMC), présidé par Amadou Koïta, a organisé le 3 mai 2008 au Centre International de Conférences de Bamako un grand meeting de soutien au président de la République, M. Amadou Toumani Touré (ATT) pour la mise en oeuvre de son Projet de Développement Economique et Social (PDES).

Cette grande mobilisation réussie par la JMC a enregistré la présence de Jean Pierre Ménard, parrain de la JMC, des ministres de la Jeunesse et des Sports, M. Hamane Niang et de son homologue de la Justice, Garde des Sceaux, M. Maharafa Traoré.

Le dit meeting a également enregistré la présence des représentants du Comité Exécutif National (CENA) du Mouvement Citoyen, du président du Conseil
National de la Jeunesse de Mali (CNJ-Mali), M. Siriman Traoré ainsi que des anciens leaders de l’Association des Elèves et Etudiants du Mali (AEEM).

Le meeting débuta par l’hymne de bienvenue de la JMC et l’observation d’une minute de silence en la mémoire de la vingtaine de jeunes du Mouvement Citoyen qui ont tragiquement trouvé la mort le 23 septembre 2006 à la suite d’un accident de la circulation entre San et Mopti alors qu’ils revenaient de l’inauguration du pont de Wabaria à Gao le 22 septembre 2006.

Au cours du meeting, il a été question des difficultés du moment qui ont pour noms : la cherté de la vie, la rébellion au Nord-Est du Mali et la crise scolaire.


Du mal vivre des maliens

Selon le président du bureau national de la Jeunesse du Mouvement Citoyen, depuis le 8 juin 2002, les plus hautes autorités du pays ne cessent de déployer des efforts pour le développement harmonieux du Mali. “Le champ Mali a été labouré malgré son immensité. Tous les secteurs d’activités en sont concernés. Comme un seul homme, c’est tout le peuple malien qui s’est mis debout pour retrousser les manches et faire rempart contre l’adversité”, a dit Amadou Koïta.

Malgré tous ces efforts, les Maliens vivent en ce moment les affres de la mondialisation à l’instar d’autres peuples africains. Le mal vivre des Maliens découle d’une conjoncture internationale difficile qui s’explique par la hausse du prix du pétrole et des denrées alimentaires, l’inondation des pays d’Asie, la sécheresse en Australie, l’augmentation des surfaces réservées à la culture de plantes du biocarburant.

Nos gouvernants n’ont pas pourtant baissé les bras dans la recherche de solutions à ces difficultés. L”’initiative riz” du Premier ministre Modibo Sidibé, les exonérations accordées par l’Etat pour alléger les souffrances des citoyens sont des illustrations.

De la crise scolaire

La situation de crise que traverse l’école malienne depuis plus d’une décennie doit interpeller toutes les consciences citoyennes. L’école au Mali va de mal en pis. Depuis la rentrée d’octobre 2007, aucune évaluation n’a été faite dans l’enseignement secondaire général et technique public. Les syndicats d’enseignants maintiennent toujours leur mot d’ordre de boycott des évaluations jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.

Selon le président de la Jeunesse du Mouvement Citoyen, cette crise n’est pas imputable au pouvoir ATT. “Nous pensons que toute analyse objective doit tenir compte du point de départ et du type d’école dont ATT a hérité en 2002. Il est aussi important pour les acteurs du système éducatif malien de prendre conscience de leur contribution pour l’avenir de notre pays”, a soutenu M. Koïta.

Si toutes les revendications sont légitimes dans un Etat de droit, le citoyen n’a pas que des droits, il a aussi des devoirs et personne n’échappera au jugement de l’histoire. “Quand les problèmes se multiplient dans le pays, notre patriotisme, notre honneur et notre dignité nous obligent de taire ou de mettre en veilleuse nos propres revendications, quoi que légitimes”, a
martelé le président de la JMC.

Le bureau national de la Jeunesse du Mouvement Citoyen soutient l’initiative du Premier ministre consistant à organiser en septembre 2008 un forum national sur l’éducation.

De la situation au nord

Tous les régimes et tous les pouvoirs qui se sont succédé au Mali de 1960 à maintenant ont connu chacun, en ce qui le concerne, la rébellion au nord du pays. A chaque fois, c’est le dialogue et la concertation qui ont prévalu. La JMC en appelle à la jeunesse des régions de Gao, Tombouctou et Kidal à s’engager en faveur de la paix et du développement.

La création de l’APEJ, dédiée à l’emploi des jeunes est une initiative saluée par la Jeunesse du Mouvement Citoyen.

Daba Balla KEITA

05 Mai 2008