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Le dimanche 7 juillet dernier, le stade Mamadou Konaté de Bamako a refusé du monde pour la cérémonie de lancement officiel de la campagne du candidat Moussa MARA. Ont pris part à cette activité, les militants et sympathisants du parti ainsi que plusieurs associations et mouvements partageant les mêmes visions que le président du parti du changement. Moussa MARA a profité de l’occasion pour répondre à ses détracteurs et lancer un défi aux autres candidats.

Après l’accueil et l’installation des invités, deux grandes dames de la musique Malienne ont esquissé les premiers pas de la cérémonie. Il s’agit de Naini Diabaté et Tata Bambo Kouyaté. Après les interprétations musicales à travers lesquelles, elles ont invité les Maliens à adhérer au changement, la parole fut donnée au responsable du parti YELEMA de la commune III qui abrita la cérémonie pour souhaiter la bienvenue aux invités.

Monsieur Abdoulaye Diarra, 1er vice-président du parti YELEMA, a rappelé les valeurs du parti avant d’attirer l’attention du public sur certaines réalités. ‘’Nous sommes les premiers à avoir parlé de changement dans ce pays. A l’époque, certains disaient que nous étions pressés de prendre le pouvoir alors que nous étions encore très jeunes. Quand nous avons réussi à faire élire MARA à la tête de la comme IV, les mêmes personnes nous ont félicité car Moussa MARA a fait ces preuves en tant que maire de cette commune’’, a-t-il déclaré ; avant d’ajouter ‘’notre président, très bien avant la crise du nord, avait mis l’accent sur l’inexistence de l’Etat dans certaines régions du Nord. Si les autorités avaient pris le soin de l’écouter, le Mali aurait pu éviter la grande crise que nous venons de traverser’’.

Monsieur Boutout Coulibaly, le directeur de campagne du candidat MARA, a dans son intervention vanté les mérites de celui qu’il considère comme étant la parfaite illustration de l’adage selon lequel aux âmes bien nées, la valeur n’attendrait point le nombre des années. ‘’Je rends grâce à Allah, pour avoir aidé le Mali à faire face à la crise du Nord. Le président Moussa MARA est un homme brillant qui a su me séduire à travers son patriotisme, son exemplarité, son intégrité, sa vision pour le Mali et surtout ses ambitions pour ses compatriotes. Les jours à venir s’annoncent durs, mais nous allons relever le défi car nous incarnons le vrai changement’’, a déclaré Monsieur Coulibaly. Selon lui, seul le parti YELEMA incarne le changement auquel aspirent les Maliens aujourd’hui.

Les propos du directeur de campagne ont été suivis de quelques témoignages sur le candidat Moussa MARA. Cheickna Diarra, retraité de son état, dira que seule la jeunesse est capable d’apporter un vrai changement. La représentante des albinos du Mali, Madame Maiga Aminata, pour sa part a rendu un hommage mérité au candidat MARA pour avoir permis aux albinos de s’exprimer et de s’afficher en cette période cruciale pour le pays. Elle a également souligné et salué l’engagement de MARA dans le cadre de la promotion des albinos et de leur intégration dans la société. Une dernière intervenante du nom de Badjélika a témoigné de la disponibilité de MARA en faveur des personnes démunies. ‘’Moussa MARA m’a aidé à retrouver ma maison qui était sur le point d’être escroquée par des individus sans pitié’’, a-t-elle témoigné.

Après ces témoignages, la parole fut enfin donnée à Moussa MARA. L’homme, avant d’étaler son projet de société, a bien voulu répondre à certains de ses détracteurs qui le trouvent compétent et bien mais jeune et inexpérimenté pour diriger le Mali. ‘’Vous qui prétendiez avoir toutes les expériences, ou étiez-vous et qu’aviez-vous fait pour éviter au Mali de plonger dans cette ornière ? Je suis jeune, mais je dirige le plus grand cabinet d’expertise du Mali, je suis le maire de l’une des plus importantes mairies du pays, j’ai écrit trois livres sur le Mali, je conseille depuis 10 ans les structures publiques du pays, je conseille l’Etat depuis 10 ans…’’ a déclaré Moussa MARA avant d’inviter tous les candidats qui pensent connaitre le Mali mieux que lui autour d’un débat télévisé. ‘’Si les Maliens acceptent de nous faire confiance, nous allons faire en sorte que le Malien puisse se taper la poitrine et dire avec fierté que je suis un Malien. Nous ferons en sorte que les Maliens puissent toujours libérer d’autres peuples, mais jamais d’autres peuples ne viendront encore sauver le Mali…’’, a promis Moussa MARA.

Des prestations d’artistes comme IBRO, le groupe Toubidjon, petit Ouane et ATT Junior ont rendu la fête plus agréable.

KANTAO Drissa


Présidentielle 2013 : Les « sikassois» promettent une éclatante victoire au soir du 28 juillet au candidat Moussa Mara

C’est l’hôtel cinquantenaire de Sikasso qui a abrité la dernière conférence de presse au tour du projet de société du parti YELEMA. C’était le samedi 29 juin dernier. Avant Sikasso, un point de presse avait été animé sur la gouvernance à Ségou. Un autre avait eu lieu auparavant à Kayes sur la santé, l’éducation, la jeunesse et la diaspora. Celle de Sikasso avait pour thème : « Une société harmonieuse ancrée dans les valeurs culturelles, traditionnelles et religieuses du Mali, forte de sa diversité, ouverte au monde et capable de surmonter les traumatismes dus à la crise ».

Moussa MARA propose une gestion sociale de la sortie de crise :

Pour encourager et gérer le retour des 480.000 déplacés et réfugiés, le candidat du parti Yelatma prévoit de poursuivre et d’amplifier tous les efforts du gouvernement de transition dans ce sens s’il est élu président de la république du Mali. ‘’Nous engagerons clairement et franchement un processus inclusif de dialogue et de réconciliation fondé sur la confiance entre l’ensemble des communautés pour établir un environnement propice à la paix. Nous mettrons tout en œuvre pour réhabiliter rapidement le patrimoine culturel avec le soutien de la communauté internationale avant la fin de l’année 2013. Nous allons faire en sorte que toutes les personnes menacées d’insécurité alimentaire soient aidé…’’, a-t-il déclaré.

Pour la protection des droits humains et l’appui à la création d’activités génératrices de revenu, il entend valoriser la main d’œuvre (HIMO) afin d’augmenter les revenus des plus démunis. Ces travaux peuvent notamment permettre la construction/réhabilitation de pistes rurales, de périmètres irrigués, de champs agricoles, de bâtiments publics dans 177 centres de santé du Nord…

‘’Nous allons soutenir et développer les initiatives au redémarrage des activités socio-économiques, accompagner les projets, obtenir la participation des amis du Mali afin de constituer peu à peu à un environnement socio-économique propice à la reprise de la vie au Nord. Nous allons impliquer fortement les forces armées maliennes et la MUNISMA au déminage au nord et éviter les accidents (depuis le depuis des hostilités, les mines non explosées ont fait 18 personnes victimes de moins de 18 ans et 4 d’entre elles sont décédées). Nous allons accompagner les programmes d’assistance psychologique aux personnes victimes d’abus sexuels depuis le début du conflit et mettre en place des programmes d’éducation civique sur les violences sexuelles, notamment dans le Nord…’’

Les Valeurs sociales et religieuses préservées pour une société harmonieuse et propice au progrès, ouverte à la réconciliation des cœurs et des esprits

Les propositions du candidat à ce niveau sont les suivants : la protestation de notre société en protégeant nos valeurs, des valeurs soutenues vers le progrès et la réalisation d’un cadre juridique pour une société réconciliée avec elle-même. ‘’Nous allons mener des débats dans les villes en partenariat avec les collectivités territoriales, les autorités traditionnelles et religieuses pour amener les parents, les chefs de famille à restreindre la sortie nocturne des enfants de moins de 13 ans pour les préserver.

Nous allons multiplier l’expérience de la commune IV par la mise en place de cadre de concertation et dialogue inter religieux composé de la collectivité territoriale et des représentants de toutes les religions qui traiteront de toutes les questions relatives aux religions, à leur place dans la société et à leurs rapports avec les autorités. Nous allons soutenir les pratiques traditionnelles et surtout les règles qu’elles véhiculent comme un creuset culturel du pays : promouvoir les émissions culturelles, encourager les expositions et autres célébration, organiser les événements spécifique liées à cela…’’

La culture, une richesse ignorée qui doit être mise en valeur par la promotion d’une industrie culturelle.

A ce niveau, le candidat du parti YELEMA a fait savoir ses convictions à l’endroit des projets culturels au cœur du « vivre-ensemble », évoqué la nécessité de la réhabilitation du patrimoine culturel avec l’implication active des communautés locales et la sauvegarde durable des manuscrits. Dans un second temps, la culture pôle prioritaire de développement. A ce niveau, ‘’Nous ferons en sorte que les arts et la culture soient mieux enseignés à nos enfants ainsi que les sciences et technologie, nous formerons ainsi des artistes de vocation plutôt que des artistes contraints embrassés le métier par défaut. Nous multiplierons les festivals aux caractères touristique et économique (vente de produits et services), avec formation des professionnels du secteur (concours…). Nous allons faire en sorte que d’ici la fin de 2013, que la pluralité dans l’audiovisuelle avec l’introduction du soutien culturel dans le cahier des charges des télévisions soient une réalité…

En troisième lieu les propositions du parti YELEMA sur le tourisme et l’artisanat considérés comme inducteur de richesses et facteur de protection de nos cultures consisteront à créer et soutenir au moins un centre de gestion agrée par région pour les artisans en mettant l’accent sur le financement des investissements, de l’exploitation et de la formation. De soutenir l’artisanat en suscitant une élite artisanale par les concours et la formation pointus. Soutenir la spécialisation des artisans selon les habitudes culturelles de chaque région en encourageant la mise en place de structures de formation de pointes…

La solidarité entre les genres, les générations, les démunis et les handicapés :

Dans cette dernière partie, le président Mara mit l’accent sur la promotion des femmes dans tous les secteurs. ‘’Nous allons vulgariser la politique Nationale Genre adoptée le 24 Novembre 2010, appliquer cette politique dans toutes ses dimensions. Nous mettrons en place un fonds spécial avec une dotation initiale de 2 milliards de FCFA, conformément à ce qui a été annoncé dans la déclaration de politique Générale du Gouvernement à l’Assemblée Nationale en Juin 2011, pour assurer l’opérationnalisation de la PNG.

Nous allons lutter contre la discrimination contre les femmes avec le concours du médiateur de la République, les médiateurs des collectivités territoriales (à créer Cf. le thème sur la lutte contre la corruption), des fora et autres initiatives (EID…) ainsi que la justice du travail. Nous allons également aider les femmes rurales en mettant à leurs dispositions plusieurs machines multiformes. Le leadership féminin sera beaucoup soutenu avec l’objectif d’obtenir 30% des postes de responsabilité aux femmes. Avant la fin de notre mandat si nous sommes élus président.

Pour ce qui concerne la solidarité envers les groupes spécifiques, Moussa Mara a une gamme de propositions les unes aussi importantes que les autres. ‘’Il s’agira pour nous de renforcer nos valeurs sociales et culturelles au sein de la famille et de la communauté tout en bannissant les pratiques néfastes. Nous ferons en sorte que l’assistance communautaire aux personnes du 3ème âge en leurs offrant des lieux de rencontre et d’échange, et pouvoir leurs accompagnement par des jeunes…

Les personnes handicapées bénéficieront du vote des lois qui les protègeront contre la discrimination et les violences faites aux personnes vulnérables. Nous allons créer au moins deux écoles plus spécialisés et équipées pour les handicapés et le renforcement de toutes les structures existantes sous l’égide des collectivités locales. Les personnes démunies feront cas d’attention spéciale. Nous allons renforcer les moyens et les capacités pour déficients mentaux (exemple de l’AMALDEM en commune IV ou du centre du Point-g) pour améliorer les conditions de traitement, de rééducation, de formation et d’apprentissage pour les enfants déficients mentaux. Nous allons améliorer les dotations budgétaires du secteur social de 10 milliards de FCFA pour faire face aux actions prévues dans notre projet’’

Notons que : Moussa Mara est âgé de 38 ans, il est le maire de la commune IV de Bamako. Il est expert-comptable de profession et il est associé du plus grand cabinet du pays. Moussa Mara travaille dans dix pays en plus du Mali. Il est auteur de plusieurs ouvrages dont trois livres « Pour un Mali meilleur » en 2006, « l’Etat au Mali, présentation et diagnostic » en 2010 et « l’Etat au Mali, solution d’amélioration » en 2012. Dans ces différents ouvrages, le candidat Mara avait d’ores et déjà tiré la sonnette d’alarme. Par rapport aux faiblesses de l’Etat qui ont amené le pays au bord du gouffre. Le candidat Mara a participé à plusieurs élections en 2004, 2007 et 2009 avec le parti YELEMA ‘’Le changement’’ dont le slogan est ‘’Progrès, justice par nous et pour nous’’ pour ne citer que cela.

(Envoyé spécial à Sikasso)

Kantao Drissa

Le Flambeau du 11 Juillet 2013.