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C’est ainsi qu’une délégation a quitté Gao pour le refuge des insurgés : les montagnes de Tegargat, situés à 200 km au nord de Kidal.

Cette délégation était conduite par Abouzeidi Ousmane Maiga, député élu à Gao. Trois autres parlementaires de Ménaka, d’Ansongo et de Bourem, six maires de la région, deux présidents de conseil de cercle ainsi que des membres de la société civile composaient cette mission.

Selon des informations en provenance de Gao, ces missionnaires ont pu entrer en contact en fin de semaine dernière avec Iyad Ag Ghaly et sa bande.

Les notabilités auraient ainsi demandé aux insurgés les motivations réelles de leur « rébellion ». Déception. Iyad Ag Ghaly n’aurait pas été en mesure de donner des explications convaincantes aux notabilités.

En guise de réponse, le chef des insurgés aurait récusé toute médiation des notabilités, puisque celles-ci, selon lui, n’ont pas été mandatées par l’Etat malien. Donc, la délégation de Gao ne pouvait engager aucune discussion, selon Iyad. Cependant, il aurait affirmé aux notabilités sa disponibilité à négocier avec les autorités maliennes, au cas où celles-ci voudraient bien le faire.

C’est ainsi que les notabilités ont regagné Gao, en fin de semaine dernière. Non sans avertir les insurgés des conséquences d’un éventuelaffrontement entre eux et l’armée.
Des informations font par ailleurs état de l’ouverture d’un autre front de médiations. Il serait entamé sous l’initiative de l’Algérie. Cette initiative est, en fait, consécutive au voyage effectué à Alger la semaine dernière par le ministre de l’Administration territoriale et des collectivités locales, le général Kafougouna Koné. Et le ministre Koné supervise actuellement toutes les missions officielles ou informelles qui sont sur le terrain.

CH. Sylla

13 juin 2006