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La jeunesse du Rassemblement pour le Mali, (J-RPM), n’entend plus se laisser faire face aux nombreuses dérives de la télévision nationale et à la non-neutralité de l’administration dans le processus d’organisation des prochaines élections générales.

L’administration, la Délégation générale aux élections (DGE), l’ORTM et la Commission électorale nationale indépendante (Céni) sont, entre autres, structures contre lesquelles, la Jeunesse du parti du tisserand a des griefs.

Le président de la J-RPM, Moussa Tembely, réclame le départ sans condition du gouverneur du district de Bamako, Ibrahim Féfé Koné, qui affiche avec zèle et sans discrétion son soutien au président de la République sortant. « La loi stipule la neutralité de l’administration en période électorale et pour avoir violé la règle, Féfé Koné doit partir d’ici les élections », exige M. Tembely.

Les mêmes griefs de la J-RPM sont adressés au président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Jeamille Bittar, qui, a appelé ses collaborateurs, au nom de son institution, à soutenir le président ATT. Face à cette attitude de Bittar, M. Tembely, dit avoir compris pourquoi, le président contesté de la CCIM a gagné le procès qui l’a confirmé à la tête de l’institution au terme d’une élection truffée de fraudes.

S’agissant de l’ORTM, la J-RPM entend, dans les prochains jours, régler les comptes à Bozola, qu’elle qualifie être « au service de la passion du couple présidentiel ». En attendant, elle donne 72 h à la chaîne nationale pour qu’elle change sa politique au risque de voir la Jeunesse RPM organiser une marche qui finira par un meeting dans la cour de l’ORTM.

« Rien n’est laissé, même l’émission Top étoiles est prise en otage par le Mouvement citoyen. Nous allons plus nous limiter aux simples critiques, nous allons passer désormais aux actes. Nous avons déjà fait un sacrifice en 2002, donc tout ce que nous poserons comme acte sera jugé par le peuple », a averti le conférencier.

La conférence a également statué sur l’audit du fichier électoral qui comporte, selon le conférencier, des incohérences susceptibles de cacher des volontés de fraude.

Amadou Waïgalo

16 mars 07