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Au cours de cette tranche horaire d’informations locales, nos deux amis ne font pas du tout de cadeaux aux élus locaux et aux responsables de l’administration. C’est pourquoi, ils n’acceptent jamais de prébendes de la part de qui que ce soit. Il est bon de rappeler que Gao est une localité qui ne connaît pas tellement la valeur des média de proximité.

Les populations ne sont pas habituées aux critiques parfois acerbes mais constructives des hommes de presse. Cette situation est de nature à conforter les dirigeants locaux dans leurs pratiques peu orthodoxes si bien qu’ils font la pluie et le beau temps. Ils dénoncent et soulèvent des problèmes récurrents qui touchent au quotidien des populations.

A Gao, ils s’attaquent à des sujets qui ne semblent pas intéresser les élus locaux et l’administration.
Ces questions qui fâchent sont, entre autres, la mauvaise gestion de la mairie de Gao, le manque de caniveaux dans 8/10 quartiers de la ville. En guise d’exemple en 2004 la mare d’Aljanabandia avait inondé toutes les familles avoisinantes.

Toujours pendant l’hivernage toutes les rues de Gao se transforment en mare. Les tas d’ordures sont visibles partout et même devant certains services de l’Etat, le non entretien de cimetières, les enlèvements de véhicules 4/4 sont monnaie courante à Gao, le braquage des bandits armés sur les populations civiles aussi. Le dernier sujet en date, c’est l’affaire des bouchers qui ont volé et abattu des chameaux. L’affaire qui est devant les tribunaux connaît une certaine lenteur dans son jugement.

A cela, il faut ajouter l’existence d’un réseau de voleurs de bétail qui continue à sévir. Le simple fait de diffuser ces maux qui minent notre société a failli coûter cher à nos deux confrères. Voilà, grosso modo, les sujets qui sont traités par nos chroniqueurs pour que finissent les magouilles et autres et que l’on puisse se consacrer au développement de la région en particulier et du Mali en général.

Ce genre de débat qui ne plaît pas aux élus et responsables administratifs est du bon goût des auditeurs qui sont de plus en plus exigeants vis-à-vis de nos confrères. Nos chroniqueurs sont souvent interpellés par les autorités à cause de leur travail d’informer, d’éduquer et de sensibiliser les populations. Décidément à Gao, les gens ne savent pas ce qu’ils veulent.

Chahana TAKIOU

15 juillet 2005