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Ça y est. La presse malienne dispose depuis hier jeudi 26 mars de sa convention collective. Le document, qui est l’aboutissement d’un processus démarré il y a bientôt plus de dix ans, a été signé par toutes les parties prenantes du processus. A savoir le gouvernement, les travailleurs et le patronat de la presse.

L’atmosphère était bon enfant dans la cour de la Maison de la presse hier jeudi 26 mars. La signature de cette Convention collective, aussi historique et capitale pour l’épanouissement de la presse malienne, a mobilisé pour la circonstance, le ministre de la Communication et des nouvelles technologies, Mme Diarra Mariam Flantié Diallo, son homologue de la Fonction publique et de la Reforme de l’Etat Me Abdoul Wahab Berthé, le président du Conseil national du patronat malien, Moussa Balla Coulibaly, le Secrétaire général de l’Union nationale des travailleurs du Mali, Siaka Diakité.

Et un parterre de journalistes avec à leur tête, le président de l‘Union des journalistes de l’Afrique de l’ouest (UJAO) Ibrahim Famakan Coulibaly et le président du Comité de pilotage de la Maison de la presse, Makan Koné.

Cette Convention collective, tant rêvée par les journalistes est un instrument juridique qui favorise l’amélioration des conditions de travail des journalistes et des travailleurs des médias.

La présente convention, comme l’a rappelé le président de l‘UJAO, garantit le droit d’exercice des libertés syndicales au sein de l’entreprise de presse conformément aux lois et règlements en vigueur au Mali. Elle régit aussi, les rapports de travail entre employeurs et travailleurs des entreprises de presse et permettra au personnel de média de disposer d’une carte qui précisera la qualité de chaque travailleur : journaliste, animateur, réalisateur, photographe, cadreur, preneur de son, etc …

Le président Makan Koné de rappeler dans son intervention que «la presse malienne ne pourra entièrement bénéficier de toutes ces dispositions prises dans la convention sans un accompagnement conséquent de l’Etat à travers la mise en œuvre effective de toutes les mesures prises dans le cadre de l’aide publique aux médias. Il s’agit principalement de l’aide indirecte dont il a toujours été question mais dont la presse n’a, malheureusement, jusqu’à ce jour jamais bénéficié ».

Ibrahim Famakan Coulibaly a profité de cette tribune, pour rendre un vibrant hommage aux patrons et à toutes les entreprises de presse qui ont souverainement adhéré et signé la convention.

Quant à la ministre de la Communication, Mme Diarra Mariam Flantié Diallo, elle a affirmé l’entière disponibilité de son département à toutes les sollicitations en rapport avec la mise en œuvre de la présente convention.

Ensuite, la ministre a révélé que son département organisera dans les prochains mois, les troisièmes journées nationales de l’information et de la communication. Journées au cours desquelles, il sera procédé, selon Mme Diarra Flantié Diallo, à la relecture des textes sur la presse, à la réflexion sur les questions relatives à la régulation et à l’autorégulation et à l’élaboration des textes sur l’accès à l’information.

Ces journées de l’information seront également l’occasion d’ouvrir les débats sur l’aide publique à la presse. Pour le ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat, Me Adboul Wahab Berthé, c’est un grand pas qui vient d’être franchi dans le professionnalisme dans la presse malienne à travers la signature du document.

Du président du CNPM, au Secrétaire général de l’UNTM, tous se sont réjouis de la signature du document. «Cette signature est la volonté d’avoir un cadre de dialogue entre employés et employeurs du monde de la presse. Il revient alors aux deux parties de respecter leurs engagements» a prévenu Siaka Diakité.


Kassoum THERA

27 Mars 2009