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Le Centre International de Conférence a abrité ‘un atelier organisé par le Centre Malien de Promotion de la Propriété Industrielle (CEMAPI), le 9 août 2007. Le thème de cet atelier : “Informer et sensibiliser la population sur les enjeux et opportunités de la médecine traditionnelle, initiés par Libreville”. Sous la présidence du représentant du Ministre de l’Industrie et du Commerce, M. Mamadou Doucouré, la cérémonie à regroupé plusieurs acteurs et chercheurs de la médecine traditionnelle du pays.

Selon le directeur de la CEMAPI, M. Idrissa Ly, informer et sensibiliser les chercheurs de la pharmacopée traditionnelle et tous ceux qui s’occupent de la cueillette et de l’exploitation des plantes médecinales, relève d’une nécessité capitale, compte tenu de l’importance de cette ressource. Il précise que les flores regorgent de dangers permanents sur l’économie et la médecine, contre lesquels il faut lutter.

C’est pourquoi il lance un appel pressant aux autorités maliennes et à toute la population, afin d’accompagner la politique de valorisation de la médecine traditionnelle que notre pays a signés en 2002 avec les autres pays membres de la sous-région, et tout mettre en oeuvre pour la réussite de cet objectif, à savoir, “le développement du domaine de la médecine traditionnelle”.

Quant au représentant du ministre, il a salué la bonne initiative de la CEMAPI et souligné que les enjeux et opportunités sur l’initiative de Libreville, pour la valorisation de la médecine et la pharmacopée traditionnelles viennent à point nommé. Car, de nos jours, ces enjeux constituent un handicap pour l’essor de la médecine traditionnelle dans notre continent, en général, et au Mali, en particulier.

Dans le traitement des pathologies, ces enjeux contribuent à nuire à notre société, mais freinent aussi l’avancée de notre économie. Car la recherche et la production industrielles des médicaments traditionnels entraîneront le développement d’une expertise locale, pour permettre au Mali de mieux couvrir ses besoins en médicament. Puisque notre pays, selon le représentant du ministre, consacre, chaque année, une part importante de ses ressources financières à l’achat des médicaments dans les pays développés.

Pourtant, notre pays dispose d’une importante flore riche et diversifiée, et nos tradithérapeutes disposent aussi d’expertises avérées dans le domaine des plantes et arbres médicinaux. Selon M. Doucouré, le Mali ne doit donc pas demeurer en reste, dans le développement de la valorisation de la médecine et de la pharmacopée traditionnelles. Il lui faut non seulement assurer efficacement ses couvertures sanitaires, mais aussi et surtout engranger des ressources financières nécessaires pour son économie.

Le représentant du Ministre a souligné qu’en effet, l’initiative des pays africains sur la valorisation et la protection des médecines traditionnelles, organisée par l’Organisation Africaine sur la Propriété Intellectuelle (OAPI) du 11 au 13 septembre 2002, à Libreville, dont les actions s’inscrivent dans la politique de notre Gouvernement, mérite d’être soutenue.

Parmi ces documents figurent : la mise en place d’une structure de propriété intellectuelle, dans les unités de recherches, la mise en place des unités de production des médecines traditionnelles, la création des centres régionaux de formation des techniciens destinés aux unités de production de médicaments, et la mise en place des mécanismes facilitant l’accès aux crédits auprès des opérateurs économiques. Force est de reconnaître, selon lui, que malgré la signature de ce document, sa mise en oeuvre au Mali reste timide. Aussi, le représentant du ministre a exhorté tous les acteurs et chercheurs, à jouer leur partition.

Au cours de cette formation, plusieurs thèmes seront discutés, dont les enjeux et initiatives de Libreville, la mise en oeuvre des recommandations et opportunités de l’initiative, relative à la sensibilisation des hautes autorités des Etats membres, la règlementation et l’exploitation de plantes médecinales.

Hady BARRY

10 août 2007.