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Pour le candidat du Congrès national d’initiative démocratique (CNID-Faso Yiriwa ton), Me Mountaga Tall, une » campagne médiatique efficace et des sondages manipulés » font croire que tel candidat à la prochaine présidentielle est favori par rapport à d’autres. Cela est faux : nul n’est, selon lui, candidat de tel ou tel chef d’Etat ou soutenu par un ou des pays occidentaux. Ce sont les Maliens qui éliront leur président de la République à l’issue d’une compétition électorale dans laquelle ils partent a priori à chance égale. » Et le peuple malien ne votera plus ni pour les T-shirt, ni pour le thé, encore moins pour l’argent roi… Il faut que chacun de nous passions au scanner politique pour savoir qui est qui ! « , a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse hier au siège du parti.

Qu’entend Me Tall par « scanner politique » au travers duquel lui-même est prêt à passer ? Il s’agit d’abord, a-t-il expliqué de savoir ce que chacun des candidats a fait pour ce pays. « Qu’a été capable de faire pour le Mali cet ancien ministre ? Cet ancien Premier ministre ? Ce député ? « , a-t-il demandé. Car, selon le conférencier, il ne sert à rien d’avoir eu dans le passé l’opportunité de poser des actes à divers postes de responsabilité et n’avoir rien fait pour promettre aujourd’hui que l’on va changer le quotidien des Maliens. En plus de cela, le scanner politique consiste aussi à s’interroger, à la loupe de la transparence, sur la provenance des revenus des différents candidats.

Abordant son projet de société, Me Mountaga Tall, qui va déposer sa candidature aujourd’hui, en a brossé brièvement les six axes majeurs correspondant aux défis prioritaires du Mali d’aujourd’hui. Il s’agit du défi militaire et sécuritaire, le défi politique et institutionnel, l’urgente nécessité de reconstruire l’économie nationale, la réponse aux autres défis économiques, le défi social, le défi éducatif, la jeunesse et les questions d’emplois.

Le conférencier a mis un accent particulier sur les mesures énergiques à prendre pour renforcer nos forces armées et de sécurité dans le cadre d’une loi de programmation militaire qu’il a proposée en 1994. Me Tall a insisté sur la nécessité de travailler à réhabiliter la politique et à lui conférer à nouveau ses lettres de noblesse. «Cette mission est d’autant plus impérieuse que les partis politiques constituent le socle de nos institutions et proposent en leur sein les personnes appelées à assumer les plus hautes charges de l’Etat…», a-t-il déclaré.

Il n’a pas manqué de faire un clin d’œil aux organisations religieuses dont il est supposé très proche. «Je souhaiterais ardemment être avec les leaders religieux puisqu’ils sont des citoyens à part entière». Pour le leader du parti du soleil levant, jamais un Etat ne s’est développé au mépris de ses valeurs sociétales, culturelles et religieuses. Et Me Tall de souligner qu’il compte réussir la mobilisation sociale en faisant des chefs religieux et coutumiers les premiers vecteurs du développement économique. Le conférencier a expliqué d’autres aspects de son programme autour duquel une alliance politique et électorale devrait être signée dans les prochains jours.

Signalons qu’à l’entame de cette conférence, le Secrétaire à la communication du parti, Mahamoudou Wadidié a fait la présentation du directeur de campagne, l’honorable Moussa Oumar Diawara dit Bati. Celui-ci a présenté le brillant parcours du candidat du CNID-Faso Yiriwa ton, Me Mountaga Cheick Tall. Celui que l’histoire retiendra comme ayant été troisième à la première élection présidentielle pluraliste du Mali à 35 ans en 1992.

Bruno D SEGBEDJI

L’Indépendant du 27 Juin 2013