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L’adoption par le Conseil national de la transition (CNT), puis la promulgation par le Colonel Assimi Goïta de la nouvelle loi électorale a lancé le débat sur la candidature de ce dernier à la prochaine élection présidentielle. A l’issue d’une rencontre, ce mardi 28 juin, entre membres du gouvernement et partis politiques, l’avocat et homme politique, Me Kassoum Tapo, s’est prononcé sur la question.

« Posez la question directement : « vous voulez demander si le président de la transition peut être candidat à la prochaine élection présidentielle ? ». Non Monsieur ! », a rétorqué Me Kassoum Tapo au journaliste qui l’avait interrogé sur la nouvelle Loi électorale qui a ramené de 6 à 4 mois le délai pour un militaire de quitter l’armée pour être candidat à une élection.

« La candidature du président de la transition est régie par la Charte. Même révisée, la Charte prévoit que ni le président de la transition, ni le Premier ministre ni même les membres du gouvernement ne peuvent prendre part aux prochaines élections. Donc, c’est un faux débat », a exprimé l’avocat réputé pour sa grande maîtrise des textes. « Cette disposition de la Charte concerne l’ensemble des militaires (ndlr, au pouvoir). Les autres militaires qui veulent participer aux élections, c’est leur droit, mais ils quittent l’armée », a ajouté Me Kassoum Tapo.

Sur la rencontre avec le ministre de l’Administration territoriale et ses homologues de la Refondation de l’Etat, et le ministre délégué chargé des Réformes politiques et institutionnelles, Kassoum Tapo assure qu’il s’agit d’une rencontre salutaire. « Il y a presqu’un an jour pour jour que l’ensemble de la classe politique avait été écartée de la vie publique, carrément », a indiqué Tapo qui salue et félicite le CNT pour les amendements sur la nouvelle Loi électorale. A noter que les consultations avec la classe politique et la société civile visent à proposer un chronogramme consensuel pour  mettre fin à la transition.

Mamadou TOGOLA 

Source: maliweb.net