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L’ancien Bâtonnier persiste et signe que sa candidature à la présidence de l’Assemblée nationale «doit être prise avec sérieux» parce qu’il a des atouts et des hommes qui le soutiennent. «Le fait majoritaire ne suffit pas en l’absence d’une majorité absolue pour être élu président de l’Assemblée nationale. En 2002, l’ADEMA avait 52 députés pour autant Dioncounda Traoré et Marimanthia Diarra sont venus me démarcher, alors que mon parti n’avait que deux députés, pour être leur candidat au Perchoir. Cette année, ma candidature sera portée par l’ACC et je gagnerai incha allah», a déclaré Me Tapo.

Dans un article, paru hier, intitulé : «Me Mountaga Tall rompt enfin le silence» : «Je suis bien candidat à la présidence de l’Assemblée nationale», nous écrivions que sur les quatre candidatures au sein de l’ADP pour briguer le Perchoir, deux sont considérées comme sérieuses notamment celle de Dioncounda Traoré de l’ADEMA et de Me Mountaga Tall du CNID.

Suite à cette analyse, nous avons reçu la réaction de Me Kassoum Tapo du RND qui persiste et signe qu’il demeure candidat à la présidence de l’Assemblée nationale et que cette «candidature est porteuse d’espoir». Pour l’ancien Bâtonnier, Dioncounda Traoré n’est pas pour l’instant, le candidat de la mouvance présidentielle, regroupée au sein de l’Alliance pour la Démocratie et la République (ADP).

«Les élections législatives ont été remportées par le camp présidentiel. C’est ce dernier qui devrait choisir un candidat. Nous ne l’avons pas fait d’abord. Et je crois savoir que Dioncounda Traoré, Me Mountaga Tall et moi-même, sont tous candidats. Le schéma qui consiste à dire que le parti qui a le plus grand nombre de députés devrait occuper le Perchoir ne tient pas route. L’ADEMA le sait très bien», a expliqué l’ancien Bâtonnier.

Avant de préciser «qu’en en 2002, le parti de l’abeille avait 52 sièges, c’est-à-dire la majorité relative, mais il n’a pas pu aligner un candidat. Dioncounda Traoré et Marimanthia Diarra sont venus me voir alors que mon parti n’avait que deux élus pour me demander de me présenter à la présidence de l’Assemblée nationale contre IBK et que tous les députés ADEMA voteront en ma faveur».

Et le vice-président sortant de l’Hémicycle de préciser que : «le perchoir est une question de personnalité, de choix au sein de la majorité qui soutient les actions du chef de l’Etat. Si IBK était de cette majorité, la question n’allait pas se poser, il sera reconduit avec malgré ses 11 députés».

Notre interlocuteur est formel : «Je suis candidat à la succession de IBK et ma candidature sera portée par le regroupement auquel le RND appartient depuis 2002.
Il s’agit de l’ACC, composée de plusieurs formations politiques, représentées à Bagadadji : l’US-RDA, le BDIA, le PSP, le MIRIA, le RND auxquels s’ajoutera le PCR. Nous formerons un groupe parlementaire pour appuyer et défendre la vision du président ATT à travers les projets de loi qui nous serons soumis
».

En outre, il faut souligner que l’ADP s’est réunie mardi 28 août en séance extraordinaire autour d’un seul point à l’ordre du jour : «la rentrée parlementaire extraordinaire du lundi 3 septembre».

Au cours de cette rencontre, les uns et les autres ont dénoncé l’attitude de l’ADEMA tendant à marginaliser les autres dans la composition du Bureau de l’Assemblée nationale. Avant de rejeter le schéma qu’il a douloureusement concocté avec l’URD, au grand dam de quelques barons du parti de la poignée de mains.

Ceux-ci n’ont pas hésité à parler de «capitulation» pour la simple raison que Younousi Touré, le premier à avoir officiellement déclaré sa candidature, vient de faire le deuil de ses ambitions.

L’ancien Premier ministre s’est dit disposé à seconder Dioncounda Traoré au cas où ce dernier serait élu au Perchoir.

Après moult discussions, les partis membres de l’ADP ont convenu de mettre en place un comité ad hoc pour statuer sur la formation du Bureau de l’Assemblée nationale en essayant d’abord de s’entendre sur une candidature unique au Perchoir.

Ensuite, de partager les autres postes dans le cadre de la solidarité agissante au sein de l’ADP tout en tenant compte de la qualité des ressources humaines.

Ce comité, composé de tous les partis membres de l’ADP siégeant à l’Hémicycle et de trois autres qui n’ont pas de député, devrait commencer ses travaux hier après-midi et procéder à des propositions concrètes. Celles-ci seront soumises, le vendredi 31 août, à la conférence des présidents de l’ADP.

C’est dire que le protocole d’accord signé entre l’ADEMA et l’URD est susceptible d’être remis en cause.

A suivre.

Chahana TAKIOU

31 août 2007.