Partager

Pour donner sa version des faits dans la crise qui sévit au sein du Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et la République, l’élu de Mopti a animé une conférence de presse le samedi 8 septembre 2012 dans sa résidence à Titibougou.

D’entrée de jeu, Me Tapo a remercié la presse d’avoir accepté de partager avec lui ce déjeuner qui lui donne l’occasion d’apporter quelques précisions complémentaires sur les circonstances qui l’ont conduit à démissionner de son poste de porte- parole du Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et la République (FDR), d’une part et d’autre part, de fournir quelques éclaircissements sur les tentatives de dénonciations calomnieuse dont il a fait l’objet pendant son absence du pays.

Selon lui, dès son arrivée à Atlanta le 14 août dernier, il a été informé par le journal Info Matin du contenu du communiqué du FDR, désavouant ses propos qu’il avait tenus sur les antennes de RFI. Me Tapo explique ses coups bas par des positionnements au sein du regroupement politique.
C’est ainsi qu’il déclare : «Je voudrais ensuite vous dire que j’ai été stupéfait d’apprendre que certains de nos camarades, qui pensaient peut- être que j’avais envoyé mon CV pour quelque strapontin ministériel, ont poussé la malveillance jusqu’à aller remettre au Premier ministre la copie du décret de février 1997 autorisant la CENI de l’époque que j’ai eu l’honneur de présider à passer de gré à gré les marchés des opérations électorales».

Malgré les accusations gratuites à son endroit, Me Kassoum Tapo dit ne pas quitter la scène politique pour la simple raison qu’il est en paix avec sa conscience, fier d’avoir pris toutes responsabilités à un moment historique extrêmement difficile où notre démocratie était aussi menacée qu’elle l’est aujourd’hui, à un moment où les institutions de notre pays auraient pu sombrer plus qu’aujourd’hui.

Cheick O. TRAORÉ

L’Inter de Bamako du 10 Septembre 2012