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Inculpé mercredi dernier pour complicité d’enlèvement de personnes, par le juge instructeur, Yaya Karambé, le Général Amadou Aya Sanogo sera défendu par Me Harouna Toureh. Ce brillant avocat nous a confié que : « Je suis son avocat et je le défendrai jusqu’au bout. Contrairement à ce que la presse nationale et internationale ne cesse de répéter, mon client n’est pas inculpé pour assassinat, complicité d’assassinat et séquestration. On lui reproche la complicité d’enlèvement de personnes, qui est punie par l’article 240 et 241 du Code pénal malien et 24 et 25 pour la complicité. Les faits qui lui sont reprochés remontent aux événements du 30 avril au 1er mai 2012 ».

Très remonté contre cette arrestation, Me Toureh : «pense sincèrement qu’en l’état actuel de crise sociale, morale majeure de notre pays, la mesure prise contre l’ancien chef d’Etat, le Général d’armée, Amadou Aya Sanogo, par un juge d’instruction au service d’un pouvoir mal avisé est irresponsable, inopportune et injuste».

De même, il est sûr d’une chose : « l’histoire à venir, dans un bref délai, lui donnera raison ». Ajoutons qu’une marche de soutien à Sanogo a été organisée hier par les jeunes du camp Sunjata de Kati. Formés d’une foule assez compacte, les marcheurs, à pied pour la majorité et juchés sur des sotramas pour certains d’entre eux, ont pris le départ dans la matinée au camp de Kati avant de se diriger sur le Palais de Koulouba aux cris de : « IBK, libérez Sanogo, abas le MNLA, vive l’armée malienne !». Finalement, n’ayant pas pu accéder au Palais de Koulouba, les manifestants ont rebroussé chemin.

Chahana Takiou

Les Echos du Parlement du 29 Novembre