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Candidat aux législatives du 24 novembre et 15 décembre 2013 sur la liste Adéma/PASJ-URD-MPR en Commune VI, Me Demba Traoré, ancien député à l’Assemblée nationale (législature 2002-2007) et ancien ministre sous la transition, dévoile dans l’interview qui suit ses motivations et ce que le peuple peut attendre de lui.

Les Echos : Sous quel signe placez-vous votre candidature ?

Me Demba Traoré : Je place ma candidature sous le signe de la solidarité envers le peuple meurtri par une crise aigue depuis bientôt deux ans. Pour sortir de cette crise, tous les Maliens et toutes les Maliennes doivent afficher leur solidarité vis-à-vis de ceux qui ont le plus souffert de cette situation. Je place également ma candidature sous le signe de la réconciliation.

La crise a entraîné une certaine fracture sociale. Nous sommes obligés aujourd’hui de regarder dans la même direction, ressouder les morceaux pour qu’on puisse amorcer un véritable développement de notre pays. Nous devons aussi travailler pour renforcer le processus de sécurisation et de stabilisation de notre pays. C’est pour atteindre ces objectifs que j’ai accepté le choix porté sur ma modeste personne par les militants et responsables de l’URD pour défendre leurs couleurs.

Les Echos : La Commune VI est un bastion électoral à Bamako avec 12 listes de candidatures. Quelle est votre arme secrète pour briguer le suffrage des électeurs ?

Me D. T. : Nous n’avons pas d’autre arme que notre proximité avec les populations. Nous avons toujours travaillé avec ces populations. Je me suis lancé sur la scène politique depuis les premières heures de mes études à l’Ecole nationale d’administration (ENA). Je conjugue courage politique et volonté de servir la communauté à travers certains actes que nous avons posés dans le sens du renforcement de l’esprit de solidarité envers les populations. Ce sont tous ces aspects qui me font dire que j’ai mon mot à dire dans cette élection.

J’ai eu déjà cette preuve avec la grande mobilisation que nous avons vue durant nos tournées dans les différents quartiers de la Commune VI. Ce qui est réconfortant et encourageant est cette tournée qui a été couronnée par un grand succès. Hier (Ndlr : mardi dernier) nous avons signé une grande alliance avec d’autres formations politiques et associatives. Celles-ci ont accepté de nous accompagner.

Les Echos : Quel rôle doit, selon vous, jouer un député dans un Mali qui sort d’une crise sociopolitique profonde ?

Me D. T. : Le député doit être beaucoup vigilant surtout dans ses missions de contrôle de l’action gouvernementale en ce sens que des actes importants doivent être pris à mon avis par le gouvernement pour éviter à notre pays la catastrophe qu’il a connue il y a deux ans. Par rapport à ces actes, il est du devoir du député, à travers l’Assemblée nationale, d’exercer un contrôle sérieux et digne de ce nom pour que tous les actes pris soient dans le sens du renforcement du processus de sortie de crise.

Il s’agit de réconcilier les Maliens et faire en sorte que notre pays soit fortement sécurisé et qu’on puisse amorcer un développement durable. A côté de cette mission de contrôle, nous devons prendre des actes législatifs et veiller à ce que ces actes soient dans le sens de ce que nous recherchons pour les populations, c’est-à-dire leur bien-être quotidien. Toutes les lois que nous devons adopter doivent être en phase avec les réalités du Mali et qui permettent aux Maliens de se mouvoir.

Les Echos : Votre président du parti, Soumaïla Cissé a été le challenger du président IBK à la présidentielle de juillet 2013. Si vous êtes élu serez-vous un député de l’opposition ?

Me D. T. : Ce n’est pas la personne de Me Demba qui va décider du sort réservé à l’URD après ces échéances électorales. L’URD est un parti organisé, nous avons une direction compétente, nous avons de hauts cadres, nous allons décider souverainement de la suite qui doit être donnée aux actions du parti après les élections législatives.

Propos recueillis par

Abdrahamane Dicko

Les Echos du 21 Novembre 2013