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Un Mouvement Citoyen (MC) dont le seul mot d’ordre actuel semble de rassembler en son sein, sinon fédérer toutes les associations et autres clubs de soutien. Un ADEMA-PASJ qui, contre toute attente, décide brusquement de se rappeler, au point de vouloir retourner à son ancien statut : l’ADEMA Association.

Entre les entreprises frénétiques d’un Mouvement qui clame son statut de non parti, et un parti qui… réclame subitement son statut d’association, que faut-il comprendre?

A la question, bien des observateurs politiques ne se font plus aucun doute : tous ce “branle-bas de combat” du MC et de l’ADEMA-PASJ renferme bien une intention tournée vers le futur. Et ce futur concerne sûrement et les communales 2009, et l’échéance présidentielle 2012.

Et ce qui est sûr et certain, c’est que le Mouvement Citoyen et le parti de la Ruche lorgnent tous deux vers la même direction, visent tous deux le même but, même si, pour l’heure, ce but n’est guère facile à déterminer clairement. En tout cas, ce but visé concerne l’appropriation du pouvoir ou l’accaparement de la première place sur le futur échiquier politique. Même si ce but risque d’être raté par l’un ou l’autre, sinon les deux.

A ce rythme, et à la longue, un “télescopage” politique est fort à craindre entre ces deux formations qui n’ont pourtant de commun que leur actuel vœu de soutenir les actions du Président ATT jusqu’à la fin de son mandat. Car que se passera-t-il si l’un perdait et que l’autre gagnait, ou vice-versa?

Le gagnant ne risquerait-il pas de tout mettre en œuvre pour discréditer le perdant, voire le “noyer“ dans les méandres de l’oubli social? Et le perdant accepterait-il de s’en tenir à sa déroute? Ne va-t-il pas aussi tout mettre en œuvre pour gêner, sinon contrecarrer les ambitions du gagnant?

Dans tous les cas, il y aura bien un gagnant et un perdant, et dans une moindre mesure, deux perdants, puisqu’en aucune manière, il ne pourrait y avoir deux gagnants ex aequo (comme dirait l’autre). Surtout que les autres partis ou associations n’auront guère l’intention d’assiste à ce “combat” (s’il faut l’appeler ainsi) entre le Mouvement Citoyen et l’ADEMA, sans broncher ou le compromettre dans un but purement… utilitaire.

En effet, ils joueront sûrement aux “trouble-fêtes”, quitte à parsemer des épines sur le chemin des deux “gladiateurs” (le MC et l’ADEMA), et à en profiter ensuite pour bien se positionner pour cette cause qui, de nos jours, semble affoler tous les partis et même certaines associations : les échéances électorales. Qui est fou?…

Mais tout comme on le dit, l’on peut aussi dire, à l’intention du MC, du parti des Ruchers et des autres partis et associations, qu’il y a toujours loin de la coupe aux lèvres ; et ue le temps à venir pourrait non seulement réserver bien des surprises, mais changer, du tout au tout, toutes les donnes, qu’elles soient politique, associatives ou… sociales, tout court.


Oumar DIAWARA

20 Février 2009