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M’bari DIAWARA est un jeune malien d’une trentaine d’années vivant dans la région de Kayes.  Grâce à son esprit de créativité, ce jeune talent a l’art, le don et le sens de créer  des appareils inimaginables. Passionné, il a fait de la créativité son boulot afin de subvenir à ses besoins. Interview.

Afribone : Qu’est-ce que vous réalisez dans votre entreprise comme invention et à l’aide de quelles matières vous le faites ? 

M’bari DIAWARA : Je réalise des motos, des vélos, des lits sous forme de voitures, des lits avec des écrans, des avions tous à la base du bois et du fer. Ces motos que vous voyez, faites à la base du bois ont roulé durant deux ans et plus. Ma dernière création est l’avion. Il n’a pas aussi un moteur performant, mais j’en suis fier. Cet avion est  en chantier depuis 4 ans maintenant et il n’est pas encore terminé.  

Afribone : Nous voyons que vous réalisez des créations qui impressionnent le commun des mortels, avez-vous fait des études pour en arriver à ce professionnalisme ? 

M’bari DIAWARA : Je n’ai jamais fait d’études pour réaliser ce que je suis en train de faire aujourd’hui. Je n’ai jamais mis mes pieds dans une salle de classe pour apprendre quoi que ce soit. C’est un don de Dieu ce que je fais. Quand je me mets à imaginer ou que je vois quelque chose à la télévision, je me mets sur sa représentation physique en ajoutant ma touche particulière et Dieu faisant bien les choses, j’arrive toujours à le faire. 

 

Afribone :Tirez-vous des avantages de ce boulot ?

M’bari DIAWARA : Je rends grâce à Dieu, grâce à ce métier J’ai fait beaucoup de réalisations notamment l’achat d’un terrain et sa construction, je me suis acheté des voitures.  Et sans oublier que je me suis marié également avec mon revenu. Un autre avantage est que les gens m’appellent pour m’encourager. Et certaines pages les plus suivies du pays publient mes œuvres sans me demander même il ne serait qu’un franc CFA. 

 Afribone : Votre dernier mot. 

M’bari DIAWARA : J’ai toujours crié s.o.s et jusqu’à m’épuisé, les gens n’ont pas réagi afin de m’aider dans ce boulot. Or, dans les autres pays développés, les autorités feront tout pour aider ce genre de talent. Je reste ouvert à tout le monde. Mon rêve est de me parfaire et un jour répondre aux besoins de créativités de mon pays.

Adama SANOGO 

@Afribone