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Au moment où les consommateurs se plaignent des conditions d’hygiène de la viande à travers son transport, la section syndicale des bouchers accuse les autorités compétentes de ne pas tenir leurs promesses. Aujourd’hui, le transport de la viande est devenu un véritable casse tête.

En faisant une analyse des conditions de transport de la viande, on n’a pas envie de la consommer. Autrement dit, la viande est transportée par n’importe quels moyens.

Des conditions qui laissent a désirer

C’est pourquoi tôt le matin, il n’est pas rare voir les jeunes bouchers transporter la viande entre leurs cuisses à moto, certains bouchers louent la SOTRAMA, d’autres préfèrent mettre leur viande sur les toits des véhicules de transport comme les Dourounis, dans les coffres des taxis ou dans les pousse-pousse. Entre nous, doit-on transporter la viande dans ces conditions?

Selon les responsables de la section syndicale des bouchers, cette situation est indépendante de leur volonté. Par ailleurs, ils ont rappelé qu’auparavant ils étaient convenus avec les abattoirs de transporter la viande jusqu’aux marchés respectifs. C’était au moment de l’ouverture de l’abattoir de Sabalibougou.

A cette époque, les abattoirs s’étaient engagés à transporter la viande vers les marchés. Pour cela, les frais d’abattage étaient passés à 5 000F CFA par boeuf. A en croire ces mêmes responsables, le transport de la viande par les battoirs n’a pas dépassé quelques mois. Alors où sont passés ces camions climatisés qui transportaient la viande?

Un préavis de grève déposé

En tout cas, les bouchers sont déterminés à améliorer leurs conditions de travail. Déjà, ils ont déposé un préavis de grève d’avertissement qui risque d’être observée les 16 et 17 de ce mois dans lequel figurent des doléances comme l’amélioration des conditions d’abattage des bêtes, l’amélioration des moyens de transport de la viande.

Par ailleurs, ils souhaitent la restitution des sous produits (sang récupéré cornes, déchets) qui selon eux, vendus peuvent servir à prendre des charges au niveau des organisations de bouchers. Comment faire, pour améliorer les conditions de transport de la viande?

En tout cas, la section syndicale se réserve le droit d’aller en grève si les négociations n’aboutissaient pas. Les autorités compétentes vont-elles rester sans faire quelque chose pour empêcher cette grève?

Dado CAMARA

04 Février 2009