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A l’invitation de l’ONG Family Care International (FCI) Mali, des représentants de la société civile, membres des confessions réligieuses, agents des services de santé et représentants des médias ont participé à un débat sur la “Maternité à moindre risque”, le week-end dernier, au centre Djoliba. Pour l’occasion, en vue d’édifier ce public, la coordinatrice nationale de Family Care International, Mme Kané Fatimata Kané, avait sollicité le concours d’éminents scientifiques, dont le Professeur Amadou Dolo.

A en croire la coordinatrice de Family Care International, le travail de son ONG sur la santé sexuelle et reproductive s’inscrit dans une approche d’ensembles fondée sur les droits et approuvée par la communauté internationale, lors des récentes conférences des Nations Unies de la décennie passée.

A cet effet, dira t-elle, l’ONG se concerte sur le domaine de la santé sexuelle et reproductive des adolescents pour doter les jeunes en informations et en compétences, afin qu’ils acquièrent la confiance nécessaire pour pouvoir profiter pleinement d’une vie saine et productive, libre de toute grossesse non désirée et d’infections sexuellement transmissibles.

Family Care International oeuvre pour une maternité sans risques, en vue d’assurer aux femmes l’accès aux services et au soutien dont elles ont besoin pour traverser sans risque la période de la grossesse et de l’accouchement. L’ONG lutte contre le Sida, pour prévenir la propagation du VIH et pour une plus grande intégration de la prévention, du dépistage du virus et des services thérapeutiques dans d’autres programmes de santé sexuelle et reproductive.

Dans ces trois domaines principaux, notre travail se penche également sur d’autres priorités urgentes de la santé reproductive, tel que l’avortement à risque, la violence basée sur le genre et les besoins non satisfaits en planning familial “ a déclaré la coordinatrice de Family Care International, qui informe par ailleurs que l’ONG a été fondée en 1986 et a commencé son travail en Afrique Francophone en 1995.

Selon Mme Kané Fatimata Kané, indiquera t-elle a ouvert ses portes au Mali en 2003 avec un projet visant à renforcer la capacité des organisations locales en vue de plaider pour la prévention du VIH parmi les jeunes. Ce projet a mis l’accent sur les besoins des jeunes particulièrement vulnérables aux problèmes de santé de la reproduction et du VIH, notamment les jeunes travaillant dans le secteur informelindiquera t-elle.

Et d’ajouter que “grâce à nos approches et supports innovateurs, qui mettent l’accent sur le renforcement participatif des capacités et compétences de développement personnel, Family Care International est rapidement devenu un acteur important dans les interventions visant à améliorer la santé de la reproduction et à prévenir le VIH chez les jeunes“.

En plus de ses missions, Family Care International s’efforce de s’assurer que les femmes et les adolescents aient accès aux informations et services de haute qualité dont ils ont besoin pour améliorer leur santé sexuelle et reproductive, bénéficier d’une grossesse et d’un accouchement sans risques pour éviter la grossesse non désirée et l’infection par le VIH, indique Mme Kané Fatimata Kané.

Au Mali, depuis Janvier 2006, en collaboration avec un groupe d’ONG travaillant sur la santé reproductive, Family Care International conduit une intervention fondée sur les pairs parmi les aides ménagères, les vendeuses ambulantes, les professionnels du sexe et les conducteurs de charette. Ce travail financé par le Fonds mondial est fait en collaboration avec le Groupe Pivot-Santé publique, dont ‘ONG FCI est membre.

A cette conférence-débat animée le Jeudi 31 Juillet 2008 au centre Djoliba, les participants ont eu des échanges sur les thèmes suivants, entre autres : la problématique de la maternité à moindre risque au Mali; les liens entre la santé des femmes et le développement des nations ;

les engagements du forum des ministres à la conférence de Londres… Sur tous ces thèmes qui ont fait l’objet de communications par d’éminents scientifiques, les participants ont eu des débats très fructueux leur ayant permis de connaître les contours de ces actions et phénomènes.


Laya DIARRA

04 Aout 2008