Partager

Assisterait-on à une cabale ourdie dans l’ombre contre le Chef de Cabinet du ministère de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales (MATCL)? En tout cas, depuis un certain temps, le Colonel de police, Boubacar Diarra et ses services rencontrent de sérieux problèmes.

Dans le cadre de la sécurisation de la ville, les autorités du District de Bamako ont entrepris d’identifier tous les espaces vides et les anciens lotissements qui n’ont pas été mis en valeur et qui servent aujourd’hui, dit-on, de nids criminologies. Ce travail a été confié aux services techniques du Colonel, qui durant plusieurs mois, ont identifié des espaces vides dans les secteurs 1, 2 et 3 du lotissement de Magnabougou.

Ainsi, après vérification sur le registre foncier et domanial du District, il a été constaté que certains de ces espaces étaient dépourvus de titres de propriété dûment établis ; tandis que d’autres avaient été attribués depuis plus d’une vingtaine d’années, sans être mis en valeur. Même constat que celui de la commission interministérielle de 1992.

C’est sur la base des travaux de vérification et d’identification des services techniques que les autorités du District de Bamako ont procédé au morcellement des différents espaces en 95 lots et soumis le principe de leur affectation à la délibération du Conseil du District.

C’est ainsi qu’il a été décidé d’affecter les 95 lots à des citoyens, toutes catégories confondues, suivant la décision n°172 MDB du 4 Juin 2008. C’est ainsi qu’au regard des dispositions légales en la matière, la Mairie du District de Bamako a affecté ses 95 lots, suivant la décision n°172 M-DB portant attribution de parcelles à usage d’habitation dans les concessions rurales de Magnambougou en Commune VI.

Parmi les bénéficiaires figure le nom du Chef du Cabinet du MATCL, d’ anciens et actuels ministres, des maires, des opérateurs économiques, des cadres. Le fait qu’il ait bénéficié, avec d’autres cadres, d’une parcelle à usage d’habitation n’a peut-être pas été du goût de certaines personnes? Toujours est-il qu’une campagne de dénigrements aurait été orchestrée à l’encontre du Chef de Cabinet qui n’est pourtant pas le seul bénéficiaire.

Ce qui n’a pas empêché certains d’affirmer que c’est le Chef de Cabinet qui a induit le Maire du District en erreur, et qu’il a offert des parcelles au ministre et à son Ségal. Pourtant, sur la liste des bénéficiaires, il ne figure nulle part les noms du ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales et du Secrétaire Général du département en question.

Malgré tout, le Chef de Cabinet sera accusé de tous les péchés d’Israël : on affirme qu’il a vendu certaines parcelles à des Chinois. Or, tous les bénéficiaires inscrits sur la liste sont des Maliens. Aussi, d’aucuns de se demander la raison d’un tel acharnement contre le Chef de Cabinet.

D’après nos investigations auprès du District, sa participation à la procédure d’identification, de vérification et de morcellement des espaces n’a été établie à aucun niveau, même s’il est le président de la commission interministérielle de règlement des litiges fonciers du District. Mieux l’opération échappe aux compétences de la commission.

Par ailleurs, on ne maîtrise pas les véritables contours liés à la gestion du code domanial. En effet, il a été avancé que la parcelle concernée (la n°8/Q1) appartenait depuis 1984 à un Malien de l’extérieur du nom de Cheick Ahmed Tidiane Diallo. Or ladite parcelle a été recensée dans le registre de la commission interministérielle de 1992, sans nom de propriétaire.

La parcelle n°8/Q a donc été morcelée en 15 lots à usage d’habitation. Car seul un permis d’occuper avait été établi au nom de M. Diallo, S/C Mme Diallo, Présidence, Dakar, sans numéro, ni date. Les frais d’édilité n’ont pas été payés ; et le permis d’occuper n’a pas été retiré par l’interessé.

Aussi, le 11 Août 2008, suivant l’ordre de démolition n°85 M-DB signé du Maire du District, ordre fut donné à la Direction des Services Urbains de la Voirie et de l’Assainissement (DSUVA) de procéder à la démolition sans delai des constructions de deux chambres en dur et d’une clôture en ruine sur la parcelle n°8/Q du lotissement de Magnambougou rural, secteur 1.

Comme on le constate, les attributions de ces parcelles relèvent uniquement de la Mairie du District et non du ministère de l’Administration Territoriale ou de ses services rattachés.

Si le Malien de l’extérieur prétendu propriétaire disposait de titre de propriété dûment établi et qui fonde, de façon irrévocable, sa propriété sur l’espace, il aurait mieux fait de saisir les juridictions compétentes, suite à l’exécution de l’ordre de démolition du 11 Août 2008.

Selon nos informations, le Chef de Cabinet, quant à lui, s’apprête à attaquer devant les tribunaux le ou les auteurs de cette diffamation, pour atteinte à son honneur. Ainsi, il aurait commis deux avocats pour introduire sa plainte. “C’est avec la tête haute que je me présenterai devant la justice. Je prouverai, avec des preuves à l’appui, que j’ai en ma possession toutes les décisions d’attribution de la Mairie du District ainsi, que la liste de tous les bénéficiaires”, a confié le Chef de cabinet.

Rappelons que l’opération de la sécurisation de la ville de Bamako se poursuit. Après le secteur de Magnamabougou qui est actuellement en cours suivront les secteurs de Baco-Djicoroni et de Kalaban-Coura, toujours sous la supervision et la responsabilité de la Mairie du District.

Sadou BOCOUM

23 Septembre 2008