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C’est lors des journées nationales des collectivités du Mali en fin décembre 2008 que le président de la République Amadou Toumani Touré a annoncé que les élections auront lieu dans la dernière décade du mois d’avril. Ensuite, lors d’une rencontre avec des partis politiques, le ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales a annoncé le 26 avril comme date des élections.

Dès cette annonce, les partis politiques s’organisent pour faire face aux élections communales, même si des responsables politiques n’étaient pas d’accord avec cette date, puisque la plupart des partis politiques ne disposent pas de moyens nécessaires pour financer leur campagne. C’est pourquoi, dès l’annonce de la date, des responsables des partis politiques avaient commencé à dénoncer le retard du financement des partis politiques.

Autrement dit, ceux-ci espèrent sur ce financement pour couvrir certains besoins de l’organisation des élections. A cet effet, ils ont même fixé un montant pour les candidats. Un montant qui varie selon la position sur la liste de candidature. Mais on évoque dans l’opinion que la date du 26 avril risque d’être reportée et cela pour plusieurs raisons.


Une difficulté de trésorerie?

A en croire nos sources, il faut 10 milliards de nos francs pour organiser les élections communales. Et ce montant n’est pas disponible au Trésor public. Alors que c’est l’Etat qui finance les charges des opérations électorales conformément à l’article 122 de la loi électorale et à travers trois structures qui ont des besoins bien définis à savoir: le ministère de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales (MATCL), la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et la Délégation Générale aux Elections (DGE).

En plus de la problématique du financement des élections, la Délégation Générale aux Elections a piloté une étude menée par les colonels Siaka Sangaré Délégué Général aux Elections, et N’Tio Bengaly, chef du fichier électoral, qui a relevé des insuffisances au niveau du fichier électoral, à savoir sa non fiabilité.


Quelle sera la position du matcl?

Face à cette sortie de la DGE, quelle sera la position du ministère de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales par rapport aux communales à venir lorsqu’on sait qu’il a en charge l’organisation matérielle et technique des élections? Avec les résultats de cette étude, le ministère de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales va-t-il reporter les élections communales à venir ?

En tout cas, cette sortie de la DGE donne raison à ceux qui étaient pour le report de la date, notamment le Front pour la Démocratie et la République (FDR) qui, en son temps, avait demandé l’audit du fichier électoral. En tout cas, il faut rappeler que si le ministère a en charge de l’organisation matérielle et technique, la DGE est la structure en charge de l’élaboration et de la gestion du fichier électoral qui est indispensable à la bonne marche des élections.

Alors qu’est-ce qu’il faut faire pour retenir la date indiquée?

Dado CAMARA

05 Février 2009