Partager


Le match de dimanche dernier, 1er juin, entre les Aigles et les Diables Rouges du Congo Brazzaville s’est disputé dans un stade du 26 Mars qui a presque fait peau neuve. En effet, conformément aux consignes édictées par la FIFA, le Ministère de la Jeunesse et des Sports y a entrepris d’importants travaux pour renforcer la sécurité et améliorer les commodités d’usage.

Pour ce Match Mali-Congo, plus de 1500 éléments des forces de l’ordre et 250 stadiers ont été mobilisés pour assurer la sécurité. Ceci, sans compter les policiers qui ont été déployés dans les grands carrefours de la ville. Il s’agissait de parer à toutes éventualités de dérapages ou d’incidents com-me ce fut le cas un 27 mars au Stade du 26 mars lors du match Mali-Togo.

Il faut dire que pour le compte de ces éliminatoires combinées CAN/Coupe du monde 2010 dont les phases finales auront lieu respectivement en Angola et en Afrique du Sud, l’instance dirigeante du football mondial, la FIFA, est très formelle : les mesures sécuritaires doivent êtres assurées.

C’est pourquoi, avant le début de ces éliminatoires, elle avait entrepris des visites d’inspection. Le résultat, on le connaît : certains stades du continent ont été disqualifiés.

Après la visite d’inspection du Stade du 26 mars par les experts de la FIFA en avril dernier, il était assorti que ce Stade pouvait accueillir les éliminatoires, mais qu’il nécessitait des aménagements pour répondre aux normes de la FIFA.

C’est pourquoi, après cette inspection, le ministère de la jeunesse et des Sports s’était investi dans le renforcement des dispositifs sécuritaires (portes d’entrée et d’évacuation, voies d’accès, grille de protection des supporters étrangers et de la presse, etc.).

Il fallait également améliorer les commodités pour la presse, les joueurs, les officiels… Les instructions données par la FIFA ont été donc exécutées à hauteur de souhait.

Il s’agit, entre autres travaux, de la numérotation des places dans les gradins, l’instauration d’un système adéquat de billetterie, l’installation d’un tunnel à la sortie des vestiaires, la protection de la tribune de presse par des grilles plus élevées, l’aménagement de la salle antidopage, l’augmentation du nombre de toilettes (…), sans oublier l’installation et l’équipement d’un bureau FIFA et la formation de stadiers pour mieux guider les supporters les jours de match..

La numérotation des places et 9 portes d’évacuations supplémentaires ont été créées. Ce qui porte le nombre total de portes de secours à 23 contre 16 portes d’entrée.
Il faut aussi souligner l’aménagement d’une zone mixte pour les interviews et d’une salle de conférence. Tous ces travaux ont coûté au département des sports près de 120 000 millions de F CFA.

D’une capacité d’un peu plus de 50 000 places et construite à la faveur de la CAN 2002, l’arène de Yirimadio répond aujour-d’hui aux normes internationales.

La Commission billetterie a confectionné les billets de la rencontre Mali-Congo conformément à la nouvelle configuration du stade du 26 Mars. Ainsi, quatre variétés de tickets étaient en vente et chaque tribune avait un billet de couleur spécifique. Le prix des billets d’accès au rez-de-chaussée était fixé à 1 500 F CFA alors que les deux virages et les étages à 1000 F CFA.

Il faut noter que le ministre de la jeunesse et des sports, Hamane Niang a personnellement veillé à ce que toutes les dispositions soient prises pour sécuriser les billets de la rencontre parce que la rentabilité des infrastructures sportives est aujourd’hui l’une des priorités de son département.

Ce qui fait que les détenteurs des cartes permanentes de la Femafoot et autres cartes professionnelles ou badges des travailleurs du département de la jeunesse et des sports ne bénéficieront plus des faveurs qui leur étaient jadis accordées. Désormais, seules les cartes de presse, les cartes de joueur international, ainsi que celles des arbitres étaient acceptées.

En outre, les porteurs d’uniformes vont, comme à l’accoutumée, payer le demi-tarif. Pour cela des guichets spéciaux ont été créés pour satisfaire les hommes en tenue. Ces nouvelles mesures ont suscité des grincements de dents de bon nombre de personnes.

La répartition des recettes du match se définit comme suit : 65 % des recettes brutes (recettes totales moins les charges communes) doivent être versées au trésor public, 15 % à la fédération et 20 % à la direction du stade du 26 Mars.

En instituant toutes ces nouvelles mesures, le département des sports veut rentabiliser notre sport-roi.

«Je veux élaborer un projet qui permettra d’augmenter la part de l’Etat malien dans le football, surtout lors des grandes rencontres internationales. L’Etat ne peut pas continuer à perdre», avait dit le ministre lors de sa dernière inspection des stades en chantier de San, Koutiala et Bougouni.


Bruno Loma

05 Juin 2008