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Depuis bientôt un mois, les agences locales de la BIM-SA, de la BNDA et d’Ecobank à Niono et Markala sont fermées. Ces fermetures sont consécutives aux pillages dont certaines banques au nord ont été les cibles.

A Niono et à Markala, les clients ne comprennent plus les motifs de la fermeture des agences de la Banque internationale pour le Mali (BIM-SA), de la Banque nationale de développement agricole (BNDA). Les clients de ces banques sont obligés de rallier Ségou pour leurs opérations.

Dans la Cité des Balanzans, les banques étaient aussi inaccessibles à cause de leur fermeture. Mais, depuis deux semaines, elles sont opérationnelles pour les clients de Ségou, mais aussi ceux de Niono, Markala, Séribala, Dougabougou… « On est contraint de se lever tôt, de sacrifier une journée entière de travail pour pouvoir faire un retrait. Regardez les conditions dans lesquelles nous sommes ici derrière ce comptoir ! » déplore un client.

« Le service est lent. On étouffe et il n’y a même pas de place pour les gens. Tout le monde est debout et on ne sait pas quand on sera servi« , explique M. Touré, domicilié à Ecobank, qui venait d’apprendre que la banque est en train de prélever deux mois de retenue sur les salaires au titre de remboursement des prêts.

Aussitôt, il prendra la décision de changer de banque et a laissé entendre : « Je vais même quitter cette banque (Ecobank). Soit j’irais à la BNDA ou ailleurs, car ici, à Ecobank, le client n’a pas droit à un découvert. Vraiment, j’entends quitter« .

A Niono comme à Markala, la population réclame l’ouverture des banques.

H. Diabaté

(correspondant local)

Le 27 Avril 2012