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Aujourd’hui, les Maliens ont du mal à se procurer des denrées de première nécessité. Ladite situation affecte toutes les couches sociales. Pour en savoir plus, nous nous sommes entretenu avec Mariam Koné, journaliste et présidente du Front populaire contre la vie chère. 

Qu’est-ce qui vous a motivé à entreprendre cette lutte contre la vie chère au Mali ?

Mariam Koné : C’est la brusque montée du prix du pain et d’autres denrées de première nécessité  qui nous a motivé à créer ce front. C’était en fin mars 2020. J’ai fait l’appel sur Facebook et les intéressés sont venus. Il s’agit d’alerter les plus hautes autorités sur la souffrance des populations lambda, par des voies de presse et sur les réseaux sociaux. C’est après tout cela qu’on a jugé faire des manifestations dans les différents marchés des 6 Communes du District de Bamako. Les antennes présentent à Kayes, Sikasso et Ségou sont aussi actives, car ils suivent nos manifestations et organisent la leur de manière simultanée.  

Quels conseils avez-vous à l’endroit des autorités pour que le prix des denrées de première nécessité soit à la portée de tous ? 

M.K : Nous proposons aux autorités de revoir sa politique de subvention et si possible la supprimer. Il faut que le gouvernement actuel prenne exemple sur les autres qui l’ont devancé afin d’amorcer la souffrance de la population. Nous exhortons également le gouvernement à la responsabilité et au sens du devoir pour que le Malien puisse au moins manger à sa faim.

Aujourd’hui, il faut que les autorités elles-mêmes partent faire le constat sur le terrain afin de s’enquérir davantage des réalités. Cela leur permettra de lutter efficacement contre la vie chère.  Nous invitons le gouvernement à veiller sur les prix des denrées de première nécessité sur les marchés.   

Le Front populaire contre la vie chère s’inscrit dans une dynamique pacifique, mais reste déterminée à protéger les consommateurs. Il revient aux autorités d’étudier la situation et d’apporter les réponses idoines. Nous interpellons les autorités maliennes à rendre au Mali sa souveraineté alimentaire en facilitant l’accès à la population aux denrées de première nécessité notamment l’huile, la viande et d’autres produits dont les prix ont pris l’ascenseur. 

Pour y arriver, quels sont les voies et moyens envisagés par votre organisation ? 

M.K : Nous sensibilisons les populations pour qu’elles comprennent qu’elles ont un droit de consommer et à nous rejoindre pour lancer le cri de cœur aux plus hautes autorités. Nous n’avons que la sensibilisation à l’endroit des commerçants et exigeons au gouvernement de tenir compte de la souffrance des Maliens. Nous préconisons des meetings dans les différents marchés de Bamako pour relayer les témoignages des ménagères qui ont du mal à garnir leur panier.   

Jacques Coulibaly

@Afribone