Partager

La mort dimanche à Kinshasa d’un activiste congolais Rossy Mukendi pendant la répression des marches des catholiques contre le maintien au pouvoir de Kabila a suscité, lundi, une vague d’indignation en République démocratique du Congo. Pour la troisième fois en deux mois, les fidèles ont persisté à vouloir défiler dimanche à la sortie de la messe contre la « dictature » de Joseph Kabila, dont le mandat a expiré depuis fin décembre 2016, mais ils se sont heurtés aux forces de l’ordre. Deux personnes au moins ont été tuées, selon l’épiscopat, les Nations unies et la police. L’Association congolaise pour l’accès à la justice « condamne l’assassinat (meurtre avec préméditation) de Rossy Mukendi Tshimanga par des agents de sécurité devant la paroisse Saint Benoit de Lemba à Kinshasa ». Né en 1982, Rossy Mukendi était enseignant et père de deux enfants, activiste du « Collectif 2016 », un mouvement citoyen congolais. Une équipe de l’AFP était sur place lorsque des proches l’ont amené, encore vivant, à l’hôpital Saint Joseph de Limete, une commune de Kinshasa. Son corps a ensuite été emporté par une équipe du Comité international de la Croix-rouge. Depuis mars 2015, les mouvements citoyens sont à la pointe de la contestation contre le maintien au pouvoir du président Kabila. Plusieurs militants ont été arrêtés, jugés ou condamnés depuis. Un poster de Rossy Mukendi Tshimanga portant une affiche.AFP