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La marche d’hier de l’opposition a enregistré la participation de plus de 100 000 personnes, selon les organisateurs tandis que la police parle de quelques milliers. Les marcheurs ont exigé la révision de la nouvelle loi électorale et une bonne gestion du pouvoir.

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Tous les leaders de l’opposition ont participé à la marche. Il y avait le chef de file, l’honorable Soumaïla Cissé, Modibo Sidibé des Fare, Djibril Tangara de la FCD, Seydou Diawara dit Martin du parti Lumière, Daba Diawara du PIDS, Oumar Hamadoun Dicko du PSP, Djiguiba Kéita dit PPR du Parena, Mamadou Oumar Sidibé du PRVM Faso Ko, etc.

De la place de la liberté à la Bourse du travail, en passant par Bamako-Coura, le monument de l’indépendance, les marcheurs ont demandé au président IBK de revoir sa gestion.

Les principales doléances des marcheurs portaient sur la tenue des concertations nationales, le rejet de la nouvelle loi électorale, le retour d’ATT au pays, l’arrêt de la censure dont fait l’objet l’opposition à l’ORTM, etc. Sur des pancartes on pouvait lire : « Ça ne va pas ». Sans oublier le haut-parleur qui réclamait la démission du président IBK pour avoir échoué à résoudre la question du Nord et à donner satisfaction aux Maliens.

Selon eux, pendant les 36 mois qu’il a passé au pouvoir, le pays est immobile et l’espoir s’amenuise pour les Maliens.

« La nouvelle loi électorale est mauvaise, l’opposition est censurée sur la radio télévision du Mali. Nous voulons des concertations nationales et plus d’emplois pour les jeunes», a déclaré l’honorable Soumaïla Cissé.

Le nouveau code électoral, qui est à la base de cette marche, a été voté le 9 septembre par les députés. Il porte la caution exigée aux candidats pour participer à la présidentielle à 25 millions de F CFA, soit deux fois et demi le montant initial.

C’est la deuxième fois que l’opposition investit la rue depuis l’accession d’IBK au pouvoir. Selon certains observateurs, la première marche, qui s’est tenue le 21 mai dernier, a enregistré beaucoup plus de monde que celle-là.

Sory I. Konaté

2 Octobre 2016
©AFRIBONE