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Nianza Coulibaly (journaliste à l’ORTM) :

« Je suis satisfait que toute la grande famille de la presse soit sortie aussi nombreuse. La marche, c’est pour manifester notre mécontentement et dire ça suffit parce qu’au-delà des journalistes, il y a la liberté d’expression qui est menacée au Mali et on ne peut plus l’accepter, surtout après le 26-Mars. Tout le monde avait envié l’évolution dans les mentalités pour la liberté de la presse et la liberté d’expression au Mali ».

Bakary Cissé (rédacteur en chef de Radio Kledu) :

« La marche est une bonne initiative des organisateurs : la Maison de la presse et l’Urtel pour faire entendre les journalistes du Mali et donner notre voix par rapport à tout ce qui nous arrive actuellement. Nous pensons qu’il y a d’autres priorités au Mali que de s’attaquer à la liberté de la presse et aux hommes de médias. Nous ne sommes que des vecteurs qui véhiculent des messages et informent la population. Il y a pire que la presse ».

Makan Koné (président de la Maison de la presse) :

« Il était nécessaire que nous, hommes de presse, posions un acte depuis le temps que les confrères sont agressés, intimidés, blessés… Le dernier en date est le doyen qui a eu une fracture au bras. On s’est dit qu’il fallait faire quelque chose. L’engouement qu’il y a à la marche, ce n’est pas que les journalistes, il y a les démocrates, la société civile, des associations… Pour nous, il est déjà important de voir du monde se soucier de notre liberté. Il n’y a aucun triomphalisme mais je crois que le signal est bon par rapport à la volonté des gens de défendre leur liberté et de vivre librement au Mali en sécurité et de sortir de cette situation. L’espoir est permis ».

Youssouf Touré (journaliste à l’ORTM) :

« La marche est tout à fait normale. On est là pour la liberté de la presse. On me connaît de nom parce que je suis journaliste. Quand on s’attaque à ce métier ou à ceux qui l’animent, je suis interpellé et je me dois d’être là. Je donnerais tout ce que je peux pour défendre cette liberté de presse. C’est un métier que j’aime et tous ceux qui s’attaquent à la presse sont mes ennemis ».

Sékouba Samaké (journaliste Info Matin) :

« La marche s’est bien passée. C’est une démonstration de force des journalistes pour montrer à l’opinion publique, nationale et internationale que la liberté de la presse est un acquis non négociable. Elle est le fruit d’une vie de combat et ne saurait être bafouée. La liberté de la presse est une valeur irréversible dans notre pays. Les journalistes avec cette marche silencieuse ont montré leur engagement pour les valeurs de la démocratie. Des abus contre les journalistes ne sauraient passer dans un pays comme le Mali ».

Me Mountaga Tall (président du Cnid/Fyt) :

« Au temps de la lutte pour l’instauration de la démocratie, j’ai été directeur de publication d’un journal. C’est dire tout mon attachement personnel à la presse et à la liberté de la presse. Le devoir nous appelle d’être là pour manifester notre soutien à la presse en tant que pilier essentiel, mais aussi incontournable de la démocratie. Nous soutenons aussi la liberté d’expression, la célèbre formule au fronton du journal ‘Les Echos’ doit être partagé d’égale façon par chaque Malien : ‘Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire’ pour contredire ce qu’il dit, soit pour enrichir ce qu’il dit.

Aujourd’hui, il faut protéger tous les citoyens. Il faut faire en sorte que le Mali redevienne cette terre de paix et de quiétude qu’Ibn Batouta a décrite. Nous en avons les moyens. Nous sommes tombés c’est sûr, mais il ne faut pas rester par terre et nous ne devons pas accepter que nous soyons piétinés. Si l’image négative du Mali se vend à l’extérieure, elle ne correspond pas à notre culture, civilisation et pratique. Nous devons rapidement adopter des comportements qui puissent corriger cette image négative ».

Ibrahim Famakan Coulibaly (journaliste) :

« C’est une excellente initiative. Nous sommes fiers de montrer à l’opinion nationale que nous sommes solidaires entre journalistes au Mali, que la solidarité est le credo de la presse. C’est une marche pour dénoncer les atrocités d’hommes cagoulés qui enlèvent les journalistes, qui les menacent dans leur travail quotidien. Nous sommes courageux ».

Oumar Maïga (communicateur) :

« L’espoir qu’on avait eu après le coup d’Etat est complètement brisé aujourd’hui. On ne peut pas parler de restauration de la démocratie et de l’Etat de droit et voir que la presse soit bafouée. Nous croyons que les nouvelles autorités ne sont là pour restaurer la démocratie, mais pour mettre fin à la démocratie. Nous disons que nous n’irons pas sur ce chemin-là et nous nous battrons corps et âmes pour freiner cette attitude ».