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Une délégation du Front uni pour la sauvegarde de la Démocratie et la République (FDR) a rencontré le premier ministre, Cheick Modibo Diarra, le 9 octobre 2012. Au centre de l’entrevue : la marche du jeudi 11 octobre 2012 «destinée à soutenir l’action du gouvernement», selon un communiqué de la primature.

Conduite par le 1er Vice-président du collectif d’organisations politiques et de la société civile, Ibrahima N’Diaye, la délégation du FDR comprenait Mme Coulibaly Kadiatou Samaké de l’URD, Youssouf Traoré de l’UFDP, Oumar Hamadoun Dicko du PSP et N’Diaye Ba du PDES. En fait, l’objectif de la rencontre était d’informer le Premier ministre de l’organisation de la marche que ses initiateurs présentent comme «citoyenne et pacifique». Outre le FDR, la manifestation verra la participation du Collectif des Ressortissants du Nord (COREN).

A travers cette marche, le FDR et le COREN cherchent à «manifester leur soutien aux forces de défense et de sécurité» du pays et à «souhaiter la bienvenue aux forces de la CEDEAO, de l’Union Africaine et la communauté internationale qui viendront appuyer» l’armée malienne pour la libération du Nord du Mali, selon la commission Communication du front. Devant le premier ministre, la délégation du FDR a dit regretter le «temps perdu» depuis des mois. La perte de ce temps, justifie-t-elle, est liée aux divergences de vue au sein des forces vives de la nation concernant l’approche à suivre pour une sortie de crise.

Il est impérieux, selon les responsables du FDR, que les maliens se retrouvent autour de leur armée nationale pour impulser la dynamique de restauration de l’intégrité territoriale du pays. Dans ce processus de libération du pays, concèdent-ils, l’assistance des Etats amis du Mali est indispensable. Ils ont donc «salué» la requête du gouvernement au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations-Unies (Onu), demandant une intervention militaire dans le cadre d’une mission internationale.

Mais cette perspective qui se dessine à l’Onu n’est pas du goût de toutes les forces vives. La Coordination des Organisations Patriotiques du Mali (COPAM) a organisé, le 28 septembre 2012, une marche de protestation contre le déploiement de cette mission. C’est donc en réplique à cette manifestation que le FDR a, à son tour, décidé de faire entendre sa voix à travers la rue.

Seydou Coulibaly

Le 10 Octobre 2012

© AFRIBONE